Avec la Yaris hybride, la marque japonaise a sans doute trouvé le moyen de faire face aux modèles électriques comme la Zoé, en proposant une citadine écologique et aux coûts très réduits.

Si la priorité reste la clientèle des particuliers, Toyota prévoit de vendre 40 % des Yaris HSD aux flottes d’entreprises. Un chiffre bien supérieur aux 25 % de la version thermique. Il faut dire que ce modèle hybride a bien des atouts à faire valoir : des rejets de 79 g de CO2 par km et une consommation de 3,5 L/100 km.

Toyota a fait un gros travail sur la Yaris hybride. Il a consisté à réduire la taille du moteur qui équipe la Prius et l’Auris HSD et à adapter également la taille des composants de la chaîne de traction hybride aux dimensions de la Yaris (3,9 m de long). Un pari réussi, car le système Hybrid Synergy Drive a perdu au passage 20 % de son volume et un poids de 42 kg.

Sur un plan pratique, on retrouve les mêmes sensations que sur la Prius ou l’Auris hybride. On démarre sur l’électrique et le moteur thermique se met en route à partir de 30 km/h. La vraie performance est de pouvoir rouler en mode purement électrique pendant les deux tiers du temps en ville et sur plus de la moitié de la distance. Nous avons pu constater, lors de notre parcours urbain dans les environs d’Amsterdam, que le voyant EV s’allumait très souvent au tableau de bord. Le mieux est d’ailleurs de laisser l’ordinateur de bord gérer automatiquement les flux d’énergie. Si on peut sélectionner un mode EV qui permet de rouler pendant 2 km environ à l’électrique, ce mode de fonctionnement est bien plus fréquent dans le trafic (avec une vitesse maxi portée à 70 km/h, au lieu de 50 quand le mode EV est bloqué). Et comme la transition entre le moteur électrique et le moteur thermique est assez discrète, on finit par rouler en mode zéro émission sans même s’en rendre compte.

En sélectionnant le mode « car » sur l’écran de bord, on peut surveiller la consommation et constater en effet que la consommation de carburant est bien inférieure à 5 L/100 km et qu’on oscille entre 3,5 et 4 L. Par contre, il faut bien être conscient que, malgré les  100 chevaux annoncés (résultat de la combinaison entre le moteur thermique de 75 ch et le moteur électrique), la Yaris HSD n’est pas un foudre de guerre et que c’est un véhicule qui se destine avant tout à la circulation urbaine.

Cela dit, Toyota reste fidèle à sa promesse. Les faibles coûts d’entretien et la bonne tenue espérée de la valeur résiduelle sont autant de points qui intéresseront sûrement les gestionnaires de flottes. La Yaris HSD est en tout cas une alternative au véhicule électrique et un véhicule propre abordable.

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