La voiture, cet objet prisonnier

Dans un monde obsédé par l’efficacité, la voiture tient une place particulière… là ou hommes et machines doivent dépasser leurs objectifs, produire 110% de leur capacité, la voiture reste là, à occuper l’espace pourtant si rare, indolente et… inaccessible.

Pourtant les chiffres crient le besoin de réforme.

Une voiture est utilisée 50 minutes par jour en moyenne. Et derrière cette moyenne se cachent des voitures (7 millions à peu près en France) qui sont utilisées moins de 2 fois par semaine.

Par ailleurs, alors que la capacité d’occupation des voitures n’a eu de cesse d’augmenter, 80% des déplacements se font seuls au volant. On achète un break, un monospace, un 4×4 pour les utiliser pleinement très occasionnellement (voire jamais pour un 4×4 !).

Cette sous-optimisation chronique de la voiture est un des symptômes de nos de modes de vie non soutenables… La mutualisation en flotte par les entreprises n’ayant jusqu’à présent que peu amélioré la situation.

Combien de temps peut durer un tel anachronisme ? Un certain temps encore, mais de plus en plus, l’autosoliste sent la pression de ses pairs, le regard réprobateur, au coin du parking…

Le mouvement de libération de la voiture est en marche…

L’autopartage, c’est-à-dire la micro-location de voiture automatisée via Internet et le covoiturage (l’autostop programmé par internet) apparaissent comme des évidences.

Les offres d’autopartage destinées aux grands comptes foisonnent aujourd’hui : Alphacity, ALD sharing, Arval, ING car lease, Renault car+, etc…

Elles consistent à offrir à l’entreprise des voitures disponibles à la réservation via un site Internet. On peut ainsi tout savoir de leur utilisation et optimiser le parc, voire ouvrir l’utilisation au-delà des collaborateurs de l’entreprise.

… Et maintenant chacun peut faire sa propre révolution

Depuis quelques mois, une offre alternative émerge, que j’appellerai de la mobilité collaborative, qui s’inscrit dans le cadre plus large de la consommation elle-même collaborative.

Il s’agit d’utiliser le pouvoir de mise en relation, d’organisation et de collaboration d’Internet, pour  permettre à tout propriétaire de voiture (personne physique ou morale) de mettre à disposition – à temps partiel – SA voiture à ses collègues, amis, voisins, et plus si affinités.

Le prix à payer ? La participation et l’implication des collaborateurs… Mais n’est-ce pas une condition clé du succès de telles initiatives ? Cette participation, tant souhaitée pour enclencher l’adoption de tout nouveau service, est ici tout simplement au coeur même de son fonctionnement, puisqu’il s’agit bien d’autogérer son propre « auto-entrepreneuriat ».

Après tout, qui n’a pas déjà prêté à un ami, un collègue, un voisin, sa voiture ? Peu de statistiques fiables permettent de répondre, alors, commencez par poser la question autour de vous et préparez-vous à être surpris !

La France au coeur du changement

Cette mobilité collaborative n’est pas une utopie.

La France est à la pointe de cette pratique, avec pas moins de 6 acteurs qui explorent la profondeur et la diversité du marché.

Certains (voiturelib et zilok en particulier) choisissent un modèle simple et minimaliste de « petites annonces », à priori inadapté au monde de l’entreprise car ne permettant pas le contrôle des demandes de locations.

D’autres (livop, buzzcar) se positionnent comme « intermédiaires / gestionnaires » de votre véhicule. Ces systèmes peuvent permettre d’ouvrir l’accès aux voitures de service / de fonction en dehors des horaires de travail, mais ne prennent pas en compte les liens sociaux ténus et complexes intra-entreprise, et ne permettent pas de gérer le cercle des conducteurs autorisés. Par ailleurs, Buzzcar repose entièrement sur l’utilisation de la dernière génération de smartphones (iphone et Android en particulier), ce qui limite le champ d’application.

Dans cet environnement déjà très concurrentiel, je pense que Cityzencar tient aujourd’hui une position unique et distincte de véritable réseau social communautaire du partage de voiture, basée sur l’art de la conversation. En effet, trois types de conversations rythment le réseau :

●        La conversation de mise en relation, de validation et d’agrément des conducteurs et de leur usages, une équipe, un service, une entreprise, un groupe d’entreprises, etc.

●        La conversation transactionnelle (droits et devoirs, prix, assurance),

●        La conversation d’utilisation (état des lieux, remise de clés, commentaires). La cityzenbox, une innovation de rupture, fruit de 3 ans de recherche en télématique embarquée, s’adapte à tout modèle de voiture et permet l’accès sans échange de clé, avec un simple téléphone portable. La cityzenbox permet de profiler les conducteurs et permet, de façon positive et ludique, d’introduire l’éco-conduite.

Ce réseau social permet au propriétaire / gestionnaire du parc de voitures d’autogérer son propre micro-service d’autopartage selon SES besoins et règles à lui.

Rejoignez le mouvement, faites VOTRE révolution

Vous avez une voiture ? Où que vous soyez, qui que vous soyez, vous pouvez prendre l’initiative et rejoindre l’offre de mobilité collaborative, dès aujourd’hui, en quelques clics et sans investissement.

Vous incarnerez et renforcerez les valeurs humaines de collaboration, de confiance, de transparence, si chères à toute organisation qui se veut performante en adoptant une pratique économique, écologique, sociale et solidaire à la portée de toute TPE/PME qui se reconnaît dans ces valeurs.

Alors qu’attendez-vous pour libérer vos voitures, laissez-vous tenter par les conversations que la voiture citoyenne génère !

Nicolas le Douarec

Président CityzenCar

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