Volvo autonome

Si beaucoup d’encre a coulé sur l’avènement de la voiture autonome, les formes que celle-ci pourrait prendre, les bénéfices potentiels et les enjeux découlant de cette nouvelle donne, la nécessaire transition vers celles-ci sont moins couramment abordées. Car le passage à des véhicules 100% autonomes ne se fera pas du jour au lendemain : nous passerons d’abord par une période où les conducteurs seront au volant de véhicules toujours plus intelligents et automatiques, mais nécessitant malgré tout la présence d’un être humain aux commandes.

Dans une tribune publiée sur re/code, Matt Johnson, vice-président de Freescale, s’intéresse à cette période de transition et risque un modèle de prédiction. Selon lui, l’avènement de la voiture autonome à 100% se fera en trois phases, qui correspondent chacune à un niveau de perfectionnement croissant des Advanced Driver Assistance Systems (ADAS), dispositifs intelligents aidant le conducteur à maîtriser son véhicule.

La première, la phase « Assistance », a selon lui dores et déjà commencé. Elle se traduit par la commercialisation de voitures offrant au chauffeur un filet de sécurité en cas de défaillance. Dans cette phase, les ADAS couvrent l’angle mort, alertent le chauffeur en cas de risque imminent, l’aident à garder ses distances de sécurité… autant de prestations qui rendent la conduite plus sûres mais nécessitent la présence d’un conducteur humain pour en faire usage.

La seconde phase, dite « Automatique », débutera selon lui en 2020. Celle-ci verra l’avènement de véhicules capables de conduire tout seul, le chauffeur ayant un rôle de co-pilote chargé d’intervenir si besoin. Ces véhicules seront capables de collecter, traiter et utiliser un grand nombre de données concernant leur environnement, recueillies à l’aide de différentes sources (capteurs, caméras, radars…).

Enfin, la dernière phase, dite « autonome », pourra avoir lieu dés 2030, avec des véhicules entièrement indépendants ne nécessitant aucune intervention humaine, capable de détecter et traiter les menaces potentielles avant même qu’un cerveau humain ne puisse les repérer.

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