Vedecom signature

C’est fait : l’institut sur le Véhicule Décarboné sa Communication et sa Mobilité existe officiellement depuis le 11  février dernier. Il va permettre notamment de faire avancer l’industrie automobile française sur l’automatisation de la conduite.

La date de création officielle de l’ITE* VeDeCoM remonte au 1er janvier. Mais, même si l’institut avait démarré sur le papier plusieurs mois auparavant et se trouve déjà engagé dans des projets de recherche, y compris à l’international, encore fallait-il signer la convention avec le Commissariat Général à l’Investissement (CGI) et l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), de façon à acter l’engagement de l’Etat. VeDeCoM s’inscrit dans le cadre des Investissements d’Avenir et va jouer un rôle charnière dans des programmes initiés par l’Etat, dont par exemple celui sur le pilotage automatique, qui est l’un des 34 projets de la nouvelle France industrielle. Son objectif est d’être une vitrine de la recherche au niveau européen.

Dédié au transport automobile et à la mobilité individuelle, cet institut est basé à Versailles-Satory. Il a été créé pour répondre à trois défis : la réduction drastique de l’impact énergétique et des émissions de gaz à effet de serre des véhicules, un changement sociétal majeur dans le rapport des usagers aux véhicules et une évolution très rapide des technologies de l’information et de la communication.

L’intérêt vient du fait que la structure réunit plus d’une quarantaine de partenaires, dont des universités (Université de Versailles Saint-Quentin, Cergy-Pontoise), des écoles d’ingénieurs (ESIGELEC, ESTACA), des centres de recherche (CEA, IFP Energies Nouvelles, IFSTTAR, INRIA), ainsi que des industriels (PSA Peugeot-Citroën, Renault, Valeo), y compris extérieurs à l’automobile (Safran) et des  opérateurs (EDF, Veolia). VeDeCoM dispose d’u budget de 67 millions d’euros sur la période 2014-2016.

En raison des difficultés rencontrées pour la mise en place de ce projet, on peut estimer que l’institut a déjà perdu une bataille : celle de la voiture électrique. C’est en tout cas ce que pensent certains membres. En revanche, VeDeCoM peut jouer un rôle certain sur la délégation de conduite et la connectivité des véhicules. Des projets de recherche ont par exemple été engagés sur l’aspect légal, avec le concours d’un cabinet d’avocats. De même, l’institut peut faciliter les expérimentations. Comme Google dans 3 états des USA, les industriels français ont besoin de tester les technologies de conduite autonome sur de vraies routes, et  pas seulement dans l’enceinte de leurs centres de R&D. VeDeCoM souhaite pouvoir utiliser des voies en site propre empruntées par les transports en commun dans les Yvelines, en faisant rouler ces prototypes aux heures creuses. Du point de vue légal, rien ne  s’oppose a priori à des essais de ce type. D’ailleurs, d’autres pays (Allemagne, Suède) le font bien.

Par ailleurs, l’institut travaille aussi sur les nouvelles formes de mobilité. Dont par exemple l’autopartage. On pense bien sûr tout de suite à des navettes électriques venant se garer automatiquement et se recharger quand le conducteur n’en a plus besoin.

Aux confins du numérique, de l’électronique et des télécoms, VeDeCoM entend faire entrer l’automobile dans un nouveau monde : celui des services et de la mobilité partagée.

*Institut de la Transition Energétique. Il a été labellisé par le pôle de compétitivité Mov’eo et porté par la fondation Mov’eoTec depuis 2010.

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