Quand on s’appelle General Electric et que l’on est fortement impliqué dans la fourniture d’équipements et d’infrastructures pour les véhicules électriques (chargeur GE Watt Station, transformateurs etc.) il n’est pas étonnant de montrer la voie. L’annonce verbale spectaculaire du Président, Jeffery Immelt, le 11 novembre dernier, marque pourtant une étape essentielle dans l’avenir des VE.

GE compte acheter 25.000 véhicules électriques dans les cinq prochaines années, dont 12.000 Chevy Volt, mise sur le marché en décembre. Cette commande permettra de remplacer la moitié de sa propre flotte d’entreprise (30.000 véhicules) et de mettre 10.000 autres voitures à la disposition des clients dont GE gère le parc automobile.

Les économies attendues grâce à la transformation de la flotte sont conséquentes, mais la décision illustre surtout la volonté de lancer le mouvement auprès des entreprises américaines et de convaincre par l’exemple. De grands groupes comme Fedex, Best Buy (électronique), FritoLay (agro alimentaire) ou Procter & Gamble étudient un plan similaire.

Les flottes d’entreprise représentent des candidats idéaux pour une migration vers l’électrique : l’investissement initial est rapidement amorti par le nombre de véhicules et la fréquence d’utilisation.

Il est estimé que les activités de GE, liées aux VE, devraient représenter plus de 500 millions de chiffre d’affaires dans les trois prochaines années.

La nouvelle fait jubiler les associations de promotion des véhicules électriques, qui saluent aussi l’initiative de créer des centres d’initiation et de formation aux VE dans différentes villes américaines. Les deux premiers ouvriront à Detroit puis à Eden Prairie (Minnesota), siège mondial de GE.

Liz Gazay

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