Volkswagen-MQB-platform-2

Si Nissan avec la Leaf et Renault avec Twizy et la Zoé ont élaboré des modèles spécifiques, afin de bien différencier ces versions zéro émission, les autres constructeurs ont choisi de décliner à partir d’une même silhouette plusieurs motorisations dont l’électrique et le plug in.

On dirait que certains ont du mal à se rendre à l’évidence que l’électrique ne marche pas aussi bien que prévu. Certes, la Leaf a passé le cap des 85 000 ventes dans le monde depuis son lancement. Mais, force est de reconnaître qu’il y a de quoi s’interroger sur la rentabilité d’un modèle spécifique (comme l’a été la Prius chez Toyota pour l’hybride). Le fait est que, par prudence, la plupart des constructeurs ont choisi d’électrifier des modèles existants et de les décliner en plusieurs versions.

C’est notamment l’approche du groupe Volkswagen. La marque VW proposera par exemple une version électrique et une autre hybride plug in de la Golf 7, à quelques mois d’intervalle. La même techno hybride rechargeable se déclinera chez Audi sur l’A3 e-tron. Les plateformes modulaires du groupe vont favoriser la diffusion (et donc l’amortissement plus rapide) des composants électrifiés, au sein d’un vaste portefeuille de marques, sans prendre le risque d’investir lourdement dans un modèle dédié et dans des lignes de production qui pourraient ne pas tourner à plein régime. Avec ce type de stratégie, les modèles peuvent être fabriqués dans la même usine. Si la demande est là pour l’électrique, tant mieux. Sinon, le constructeur produit à la place de l’hybride, du plug in, de l’essence, du diesel ou une version au gaz naturel.

Et ce n’est nullement un exemple isolé. Ford a pour cela une formule : « power of choice ». Le client peut commander une version hybride ou plug in de la C-Max par exemple. Et la Focus se décline en électrique, tout en gardant la même silhouette.

Dernier exemple en date : Mazda avec la Mazda 3, qui au salon de Tokyo se déclinera en une version hybride et une autre au gaz naturel. La firme d’Hiroshima parle d’un modèle multi-solutions.

Même un constructeur comme Toyota a tendance aujourd’hui à décliner en version hybride des modèles existants comme l’Auris et la Yaris. Et, pour info, la prochaine Prius – prévue pour 2015 – s’appuiera sur une plateforme TGNA (Toyota New Global Architecture), dont seront issus d’autres modèles dont l’Auris. Notons que la plateforme EMP2 de PSA (Peugeot 308, Citroën C4 Picasso) intègre l’hybride ainsi que le Stop & Start.

C’est loin d’être une idée neuve. A la fin des années 90, Renault avait imaginé un Scenic multi-énergies, dont des versions essence, diesel, GPL, GNV et électrique étaient au programme autour du même modèle. Un concept novateur à l’époque et qui devait s’appliquer au Kangoo.

Copyright Carfutur.com