plaque-parisLe problème de l’usurpation des plaques d’immatriculation devient si préoccupant que le Défenseur des Droits, Dominique Baudis, a alerté le Premier ministre et lui a recommandé d’appliquer des mesures. Des solutions techniques existent.

Ainsi donc, l’ancien président du CSA, nommé Défenseur des Droits il y a deux ans, a proposé à Jean-Marc Ayrault de mettre en place trois solutions : la présentation obligatoire de la carte grise et d’une pièce d’identité par tout demandeur d’une plaque d’immatriculation ; la tenue d’un registre par le vendeur de plaques d’immatriculation, qui serait tenu de présenter ce document aux autorités compétentes pour tout acte de vérification ; l’apposition, sur toute plaque d’immatriculation, d’une pastille d’authenticité inaltérable et inamovible.

Il y a urgence, quand on sait que le nombre de fausses plaques en circulation est estimé à 17 479.

La FIEV (Fédération des industries d’équipements pour véhicules), qui regroupe des fabricants français de plaques d’immatriculation* représentant plus de 85% du marché national, accueille favorablement ces trois recommandations. Ses membres avaient déjà été sollicités lors de la mise en application du SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) en 2009. Les fabricants de plaques ont mis au point les solutions françaises appropriées, à la fois économiques, inviolables et sécurisées.

Aujourd’hui, ils sont prêts à partager leur expertise avec les services compétents, afin de lutter efficacement contre ce phénomène de fraude.

*Faab Fabricauto, Inter Actions, SEP, Superplaque et Tiflex.