Afin de rassurer les acteurs de la filière, surtout les plus petits qui s’inquiètent des contraintes budgétaires alors que le marché ne démarre que maintenant, le gouvernement a voulu tenir un discours rassurant avec une charte. Celle-ci prend en compte le véhicule électrique et hybride.

L’été a été un peu meurtrier pour la voiture électrique avec un marché plus que confidentiel, une polémique sur la sécurité des batteries au lithium et les retards inexpliqués de Renault. Bref, autant de raisons pour convoquer à la hâte une grande réunion à Bercy autour d’Eric Besson, le ministre de l’Industrie. Les pouvoirs publics ont voulu montrer que les efforts se poursuivent, après le plan français pour le développement des véhicules électriques et hybrides adopté en 2009 par le Gouvernement, le bonus automobile, le programme « Véhicule du futur » des investissements d’avenir (doté de 750 millions d’euros) et la signature d’une charte avec une douzaine de collectivités pour le déploiement d’infrastructures publiques de recharge de véhicules électriques.

Alors, que dit cette charte pour les véhicules décarbonés ? Ce texte, dont l’initiative revient au ministère de l’Industrie, reflète la volonté des acteurs de proposer des produits et services présentant « le plus haut niveau de performance, de qualité, de simplicité d’usage et de sécurité ».

La charte se compose de 10 points :

– Proposer des offres commerciales attractives pour les particuliers désireux d’acquérir un véhicule décarboné, notamment électrique ;

– Proposer systématiquement les offres de véhicules décarbonés aux clients de flottes ;

– Promouvoir les véhicules électriques et hybrides auprès des collectivités ;

– Assurer le plus haut niveau de sécurité des véhicules (avec un label commun, relatif à la sécurité des batteries) ;

– Offrir des systèmes de garanties adaptés ;

– Mettre en place un service après- vente adapté ;

– Fournir une information transparente sur les conditions d’usage des véhicules (et notamment l’autonomie effective en fonction des usages) ;

– Faciliter la recharge domestique des véhicules ;

– Faciliter l’accès à l’infrastructure publique ;

– Contribuer à la mise en place d’une filière française de recyclage des batteries équipant les véhicules décarbonés.

Ce n’est pas très contraignant, mais cela permet de motiver la filière et de faire passer le message que le gouvernement ne mise pas tout non plus sur l’électrique.

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