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Les deux constructeurs japonais ont décidé de s’associer, l’un pour bénéficier de technologies autour du zéro émission, l’autre pour améliorer le CO2 de ses motorisations classiques. Un partenariat qui illustre la nécessite de mutualiser les investissements.

Clairement, Mazda a surtout besoin de Toyota pour l’aider à passer le cap de certaines normes. C’est le cas pour la Californie, où un fort accent est mis sur la promotion des voitures électriques et à hydrogène. Mais cela va être le cas aussi pour d’autres pays comme la Chine, où la pollution est telle que les normes vont devenir plus contraignantes qu’en Europe. Et dans ce contexte, le petit constructeur nippon se retrouve bien désarmé. Certes, il a testé l’électrique et l’hybride. Mais, il a jusqu’à présent surtout mis l’accent sur l’optimisation des moteurs thermiques. Une stratégie qui avoue vite ses limites.

Grâce à Toyota, Mazda va donc bénéficier de deux technologies : l’hybride rechargeable (appliquée sur la Prius VHR) et la pile à combustible (introduite en série sur la Mirai). Des travaux avaient bien été menés sur l’hydrogène par la firme d’Hiroshima, mais en tant que carburant gazeux pour alimenter un moteur thermique (en l’occurrence, le moteur rotatif de la RX-7). Une voie abandonnée par tous ceux qui s’y sont risqués, y compris BMW (qui est également lié à Toyota dans le cadre d’un partenariat, dont la PAC fait partie).

Toyota avait déjà aidé son compatriote sur l’hybride en 2010, avec un accord de licence.

Mais, l’accord va dans les deux sens. Ainsi, l’expertise acquise par Mazda à travers la stratégie SKYACTIV – autour des moteurs essence et diesel – va bénéficier en retour à Toyota. Malgré les ventes de modèles hybrides, le numéro 1 de l’automobile n’est pas dans les plus vertueux pour les émissions de CO2. Il va donc pouvoir ainsi bénéficier de moteurs plus sobres.

Il est vrai que Toyota a besoins de réserves pour financer le développement de l’hydrogène. Le constructeur contribue aussi au financement de l’infrastructure. Et même un géant a besoin parfois d’un coup de pouce, surtout en cette période où le ticket d’entrée devient hors de portée pour un acteur qui veut avancer seul.

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