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Exclusif : essai de la Nissan Leaf au Portugal

Nous avons pu, pu en avant-première, prendre le volant de la première Nissan électrique au Portugal, à quelques mois de son lancement. La Leaf répond aux attentes et se montre à la fois performante et douce à conduire. Mais pourquoi donc le Portugal ? Parce que c’est le premier pays où la Leaf sera lancée en janvier 2011. C’est aussi une nation où le gouvernement a beaucoup investi sur l’électrique avec 1500 prises, dont 50 en recharge rapide dans le cadre du projet Mobi E. En guise de clin d’oeil, le constructeur japonais a choisi de faire le lancement au musée de l’électricité de Lisbonne. La capitale portugaise a donc été le théâtre de notre essai.

Comme sur toute voiture électrique, il ne se passe rien quand on appuie sur le bouton start. Mais, par la suite non plus… Le silence est encore plus religieux qu’à bord d’une Infiniti et c’est à peine si on entend le sifflement du moteur électrique. Le seul bruit qu’on entend, de l’extérieur, est celui d’un petit bruiteur qui s’active à faible allure dans le trafic et en marche arrière.

Au volant, la Leaf se montre étonnamment maniable. On se croirait dans une Clio, alors que c’est une auto de 4,45 m, de la taille d’un SUV du type BMW X1. Avec un couple équivalent à un moteur V6 essence (280 Nm), la Leaf a des reprises très franches. Pas de souci pour s’insérer dans le trafic et même pour faire un trajet (court) sur l’autoroute, qu’autorise sa vitesse maxi de 140 km/h.

Mais, il vaut mieux l’utiliser en ville et jouer le jeu de l’éco conduite. Plus vous êtes doux sur la pédale d’accélérateur, plus vous faîtes pousser d’arbres sur le tableau de bord. Et ça se voit au niveau de l’autonomie. Un ordinateur recalcule en fonction de la conduite l’état de la charge et le convertit en km et en temps. Le GPS tient compte également de l’autonomie pour proposer des itinéraires et affiche la liste des bornes de recharge. Au Portugal, où on trouve déjà, nous avons pu voir que cela fonctionne. Le système est mis à jour en temps réel par liaison satellite, grâce à la technologie issue de Carwings (le service télématique de Nissan au Japon).

Verdict donc : une Leaf qui tient ses promesses. On peut toujours discuter le design, mais Nissan a soigné l’aérodynamisme et il n’y a rien à redire en ce qui concerne le comportement routier. Alors, que dire côté défauts ? Outre l’autonomie qui sera toujours insuffisante pour certains, le parti pris de l’allègement se traduit par une finition plus « cheap ». Comme toujours, la version de série déçoit toujours un peu par rapport au concept cars et aux salons.

En revanche, certains ont trouvé que le câble de recharge n’était pas évident à utiliser. Il faut le replier après usage dans une petite housse dans le coffre. On verra à l’usage combien auront la patience de le faire.

Pour la recharge, il faut compter 6 à 8 h en charge classique, 30 mn en charge rapide pour récupérer 80 % de la capacité.

La façon dont Nissan prépare l’arrivée de la voiture électrique (différente de celle de Renault, même s’ils sont partenaires dans l’Alliance) est impressionnante . Il faut d’abord rappeler que la marque japonaise maîtrise la technologie. C’est elle qui apporte à Renault les batteries lithium-ion, grâce à son partenariat avec le fabricant japonais de batteries NEC, avec qui il a formé la joint venture AESC (Automotive Energy Supply Corporation). D’ailleurs, nous avons appris lors de ce déplacement à Lisbonne que Nissan avait commencé à tester les batteries lithium-ion dès… 1996 ! C’était à l’époque sur la Prairie Joy. Soit, trois ans avant la signature officielle de l’Alliance avec Renault.

Pour en revenir au lancement de la Leaf, et plus globalement de la voiture électrique (car il y aura aussi chez eux 4 modèles d’ici 2012), la marque a une stratégie qui diffère par rapport à Renault. Par exemple, Nissan refuse de suivre le losange sur l’aventure avec Better Place (en Israël et au Danemark). Le constructeur japonais ne croit pas aux stations d’échange et veut garder le contrôle de ses batteries.

L’autre différence vient des services qui accompagnent la Leaf. On sent que le lancement de ce véhicule a été étudié, avec le système télématique Carwings qui localiser les bornes de recharge et peut indiquer si elles sont libres, ou encore l’intelligence embarquée qui rend l’utilisation du véhicule plus fluide (calcul de l’autonomie restante, prise en compte dans la navigation. On pourra également contrôler à distance l’état de la charge par un ordinateur ou bien depuis l’iPhone.

En ce qui concerne la Leaf, il faudra attendre l’été prochain pour en bénéficier en France. Mais, dès janvier 2011, la Nissan électrique débarquera au Portugal, en Irlande, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Suisse. A 30 000 €, avant prime d’Etat, la Leaf ne sera pas donnée… Mais, Nissan espère convaincre par les économies réalisées au quotidien et le TCO (Total Cost of Ownership). Sur un an, les pleins d’électricité reviennent à 306 €, contre cinq fois plus pour du diesel.

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Le véhicule électrique une menace pour la sécurité et l’emploi …

Après la peur des OGM, du bug de l’an 2000, du virus H1N1, du tabac, de l’alcool, du soleil, de la nuit, de la retraite, du cholesterol, du train à vapeur, du diesel, de l’essence et des martiens ….. une peur quasi millénariste de plus : la peur du véhicule électrique. Les pessimistes, les rétro de tout poil, les lobby anti VE vont se déchainer : pas assez de bruit (à cause des aveugles, mais alors quid des sourds ?), pas assez d’entretien (effets sur la filière réparation), bilan CO2 controversé, pas assez d’électricité, pas assez d’autonomie, trop tôt, trop tard, mais peur des chinois car eux n’ont pas peur… Cet article de l’Usine Nouvelle montre bien nos difficultés à imaginer autre chose que notre passé et nos peurs qui s’accumulent.

Lire l’article sur l’usine nouvelle.com

SMART présente un scooter électrique au Mondial au côté de la Smart fortwo électrique

Scooter électriqueSmart présente une nouvelle solution de mobilité urbaine intelligente sous la forme d’un deux-roues entièrement électrique : l’escooter. Cette étude innovante transpose sur un deux-roues les avantages caractéristiques de la pionnière des véhicules électriques, la smart fortwo electric drive : dimensions compactes, maniabilité, standards de sécurité élevés et plaisir de conduite typique de la marque, sans oublier une propulsion efficiente, à zéro émission en local. En plus de ses solutions techniques innovantes, le nouveau scooter électrique séduit par un design unique moderne ainsi qu’une maniabilité aisée. Autre atout non négligeable est l’intégration des smartphones : L’application smart drive kit perfectionnée assure ainsi plusieurs fonctions, notamment celle du tachymètre ou de l’affichage de l’autonomie. Résultat : fonctionnalité, éco-compatibilité et plaisir de conduite vont de pair sur le smart escooter. La présentation mondiale du deux-roues smart aura lieu sur le Mondial de l’Automobile de Paris 2010, où la marque smart donnera un aperçu de ses futurs produits zéro émission.

Autonomie annoncée : 100 km.