Le week end dernier, la ville d’Antibes a accueilli une démonstration de navettes électriques et robotisées. Le public a ainsi pu découvrir des engins de deux à quatre places, capables de se repérer grâce à leurs capteurs laser dans un environnement urbain. La démo se tenait dans le cadre du projet européen CityNetMobil. Les tests des véhicules étaient complétés par des conférences sur le véhicule et la rue du futur.

Pour Antibes, ce n’était pas une première, car la ville a déjà accueilli une expérimentation de cyber cars, en 2004, dans le cadre d’un autre projet européen (Cybermove). Elle avait déjà aussi consacré un colloque aux nouvelles mobilités, en 2007. Il se trouve que le maire de la ville, Jean Leonetti – qui est aussi ministre délégué aux Affaires Européennes dans le gouvernement actuel – préside la CASA (Communauté d’Agglomération de Sophia-Antipolis). En tant que vitrine de la high-tech à la française, la zone de Sophia est évidemment favorable à ce genre de mobilité alternative. Il y a bien un projet de bus à haut niveau de service, prévu pour 2016, mais Sophia-Antipolis est un territoire très étendu – comparé à un archipel – et qui nécessite d’avoir des dessertes complémentaires. C’est ici que la navette robotisée peut jouer un rôle.
Sophia entend donc, à travers la CASA, déposer sa candidature dans le cadre du projet européen CityMobil 2, pour accueillir pendant plusieurs mois des démonstrateurs et expérimenter ainsi en vraie grandeur et avec des véhicules à la pointe de la technologie (et électriques). Mais, auparavant, il faudra décrocher sa place, car en tout une dizaine de collectivités ou d’organismes sont en lice, dont La Rochelle en France, le CERN à la frontière franco-suisse, ou encore Bruxelles, Helsinki, pour ne citer qu’eux. Le programme, qui prévoit un processus de sélection pendant 18 mois, avec en parallèle la sélection des constructeurs de navettes (des marques comme Lohr, Robosoft et Induct par exemple), va déboucher sur des tests pendant 6 mois et des démonstrations un peu partout en Europe.

L’objectif, aux alentours de 2015, est donc d’expérimenter la mobilité du futur et de voir comment lever les verrous.

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