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Selon le CCFA, un retour à l’équilibre va s’opérer en deux temps. Une évolution qui s’explique en partie par l’impact de la norme Euro 6.

Pas mort, mais en recul : le diesel voit sa part de marché diminuer depuis maintenant un an et demi. De 73 % en 2012, il est passé à 65 % en 2014 dans la proportion des ventes de voitures neuves. C’est une relative désaffection, qui peut s’expliquer par la mauvaise presse dont a bénéficié le diesel ces derniers temps, avec pêle-mêle les accusations liés au cancer, la dénonciation d’une fiscalité trop avantageuse et des initiatives intempestives de la part de responsables politiques qui veulent la peau de cette motorisation.

Le fait est qu’une page se tourne, celle du tout-diesel. Sans renoncer pour autant à cette voie, qui est par ailleurs incontournable pour passer le cap des 95 g en 2020, il est vrai que les constructeurs ont développé en parallèle des moteurs essence plus efficients (dont les fameux 3 cylindres) et que l’hybride rechargeable va modifier la donne au niveau du CO2 et de la pollution. De plus, la norme Euro 6 a une influence sur le coût des moteurs diesel (qui, ironie de l’histoire n’ont jamais été aussi propres). Autant de raisons qui conduisent le CCFA à penser qu’un retour à l’équilibre (50 % pour le diesel et autant pour l’essence) va s’opérer en 2020 pour la vente de voitures neuves.

Autre information à retenir : la chambre syndicale des constructeurs français pense également que cette réorientation du marché s’inscrit dans la durée. Elle pronostique donc un équilibre à 50-50 au niveau du parc roulant 7 ans plus tard, en 2027. Aujourd’hui, la part du diesel est de 62,1 % pour un parc de 31,7 millions de véhicules. La dernière fois que les courbes se sont croisées, c’était vers 2008, l’année de l’entrée en vigueur du bonus-malus. Une mesure qui, sous le couvert d’une réduction du CO2, n’a fait qu’amplifier la montée en puissance du diesel.

Quoi qu’il en soit, la répartition du parc automobile français sera plus équilibrée à l’horizon 2030. Et à cette échéance, les véhicules consommeront un quart de moins de carburant par rapport à 2010, quelle que soit l’énergie.

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