Webdrive

Le groupe a déboursé 1 millions d’euros pour prendre une partie du capital de Webdrive, une start up qui propose une application très fluide de mise en rapport de personnes qui font le même trajet pour aller travailler.

Déjà impliqué dans des formes alternatives de mobilité, avec Mu (5000 véhicules en location en Europe), Share your fleet (autopartage en entreprise), Multicity Carsharing (300 C-Zéro en autopartage à Berlin) et son portail Multicity on line, le constructeur ajoute une nouvelle brique : celle du covoiturage. PSA a en effet décidé d’investir dans Webdrive, une start up qui a débuté son activité le 17 décembre dernier et qui ne compte à ce jour que 400 abonnés. L’entreprise a été créée par Cédric Nicolas, un ancien de chez Bouygues dont les équipes maîtrisent depuis 4 ans les logiciels et les télécoms.

Qu’est-ce qu’apporte Webdrive ? En 30 secondes, il est possible de réserver son trajet sur un smartphone (iPhone, Android, Blackberry), d’organiser son aller et retour (même au dernier moment), de proposer chaque jour des trajets avec plusieurs horaires avec des « webdrivers » qui vont au même endroit, et même d’intégrer un porte-monnaie virtuel pour faciliter les transactions entre le conducteur et ses passagers (0,10 € par km parcouru). Et ce service est gratuit. La particularité vient du logiciel, qui permet de créer des communautés avec un certain nombre de données qui sont moulinées et gérées automatiquement. Webdrive sait aussi motiver les utilisateurs, avec un système basé sur la fidélisation (crédits accordés en échange de la recommandation).

PSA croit au potentiel de ce service, qui pourrait concerner à terme 50 millions de personnes en Europe, dont 11 millions en France. A tel point qu’il va l’appliquer sur ses sites (dont Vélizy où cela est déjà en cours), mais aussi dans ses voitures. Dès l’année prochaine, en mode MirrorLink, il sera possible d’utiliser l’application et de prendre des passagers.

A terme, PSA ne sera plus le seul à proposer un tel service. Mais, il jouera alors le rôle d’un actionnaire et pourrait tirer des bénéfices de futurs contrats commerciaux.