Alors que les premières voitures vont pouvoir être testées à partir de ce week end à Paris, dans le cadre d’un test grandeur nature d’Autolib’, Vincent Bolloré a présenté sa Bluecar dans sa version définitive. Elle est là et elle roule.

La Bluecar ne sera pas bleue, mais… grise. Bolloré a choisi de ne pas mettre de peinture sur les versions Autolib’ et de les sortir nues, avec juste la carrosserie en aluminium. Officiellement, c’est pour ne pas utiliser de solvants et rester logique avec la protection de l’environnement. Officieusement, c’est en prévision des inévitables dégradations et pour ne pas faire des retouches en permanence.

C’est pertinent, mais en même temps, la Bluecar perd un peu de sa saveur. Du moins, en ce qui concerne le design extérieur. A l’intérieur, l’ambiance est spartiate. Mesurant 3,65 m, la Bluecar est une stricte 4 places et il faut soulever le siège passager avant pour accéder aux places arrière, lesquelles sont un peu justes et ne réservent que peu d’espace sous le toit. Mais, mis à part cela, la voiture répond aux attentes : elle se montre assez vive au démarrage (le responsable du développement avoue coiffer le sur le poteau n’importe quelle voiture au feu vert jusqu’à 60 km/h) et silencieuse. L’auto est équipée d’une boîte de vitesses automatique avec trois modes : normal, éco et ICE (pour l’antipatinage sur sol gelé). Pendant les deux premières minutes, la Bluecar ne délivre pas tout de suite sa puissance maxi (puissance limitée, peut on lire sur l’écran). Mais, c’est voulu pour épargner la batterie. Nous n’avons pas pu rouler beaucoup et donc vérifier l’autonomie affichée de 250 km. Les parisiens pourront juger sur pièces pendant le test qui débute ce week end et jusqu’à l’ouverture du service, le 5 décembre.

Pour notre part, nous avons pu apprécier l’écran de bord très lisible de la Bluecar. L’ordinateur, développé en interne chez Bolloré, affiche l’autonomie, les flux d’énergie, le rapport engagé et la vitesse. A noter également la présence d’un GPS communicant, qui affiche bien sûr les stations les plus proches. Bolloré a également doté la voiture d’un bouton bleu pour pouvoir contacter à tout instant un conseiller en cas de problème. Bolloré a aussi prévu un système d’alerte géolocalisé qui, dès lors qu’on sort du périmètre des 46 communes membres d’Autolib’, entraîne l’appel d’un centre de contrôle situé à Vaucresson. Nous avons remarqué aussi la présence d’un bruiteur, ce qui ne sera pas un luxe pour prévenir les piétons et les cyclistes.

Avec son moteur électrique de 50 Kw, sa batterie lithium-métal-polymère de 30 kWh réputée plus sûre (elle ne chauffe qu’à partir de 180°C contre60°C pour le lithium-ion) et son poids de 1,1 tonne (pour 350 kg de batterie), la Bluecar a tous les atouts pour réussir. C’est aussi un pied de nez aux constructeurs qui n’ont pas cru en ce projet et dont on attend toujours les voitures.

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