L’environnement change

  • Les pressions environnementales et l’épuisement des ressources énergétiques et des matières premières entraînent une poussée des prix et une sévérisation des réglementations et des normes. Nous avons pris conscience que notre environnement est fragile et que nos ressources ne sont pas inépuisables.
  • Les crises économiques et financières successives rebattent les cartes, poussent aux économies,  et remettent en cause notre pouvoir d’achat.
  • Les attentes nouvelles des consommateurs par rapport au véhicule et notamment chez les jeunes font que nous nous intéresserons plus à l’usage de la voiture qu’à sa possession (seuls 59% des 18/25 ans disposent d’une voiture contre 74% au début des années 80).
  • Les encombrements des villes où 70% de la population mondiale se concentre, nous poussent à prendre un peu de distance avec la voiture pour d’autres moyens de déplacement.
  • La sous-optimisation chronique de la voiture est déraisonnable : 80% des déplacements se font seuls au volant ; une voiture est utilisée 50 minutes par jour en moyenne ; la voiture est immobilisée 95% du temps ; les trajets moyens journaliers sont de 34 km

Les conséquences : nous allons passer de la possession à l’usage, de la voiture à la mobilité.

  • 1/ Nous allons être amenés à recourir, autant que faire se peut, à des modes de déplacement multimodaux de substitution : marche à pieds, vélos, transports en commun, ramassage organisé, covoiturage, autopartage, prêts ou locations entre particuliers, location courte durée… La combinaison de ces modes de transport s’appelle l’intermodalité. Tout cela devient possible grâce à la généralisation des smartphones qui donnent accès, de façon permanente, aux informations nécessaires..
  • 2/ Les acteurs actuels ou de nouveaux acteurs proposeront des nouveaux services de mobilité clefs en main, où la voiture sera un élément de ces services et non plus la seule réponse aux besoins de  déplacement.
  • 3/ Les voitures resteront un élément central du dispositif, ne serait-ce que dans les régions où elles constituent l’unique moyen de déplacement. Les énergies utilisées par ces véhicules vont se diversifier, notamment avec les technologies électriques ou hybrides.
  • 4/ Mais, l’idéal consisterait d’abord à éviter de se déplacer quand il y a une alternative: réorganisation du travail avec le télétravail,  recours à la technologie comme la visiophonie. C’est une autre histoire.

Les effets de ces changements dans les entreprises

Les changements culturels rendent les entreprises de plus en plus mûres sur le sujet. Elles commencent à se poser la question du déplacement de leurs collaborateurs de manière différente, plus globale après une étude sérieuse de la question, incorporant des paramètres environnementaux autant qu’économiques. Elles savent aujourd’hui que la réponse à la problématique de la mobilité n’est pas unique. La réponse n’est pas seulement dans l’achat ou la location d’un véhicule, qu’il soit thermique ou électrique. La réponse est, multimodale, économique,multiénergie et écologique. Pour en arriver là, les entreprises seront amenées à procéder à un audit de mobilité pour analyser en profondeur les besoins de mobilité de leurs collaborateurs en fonction de leur activité professionnelle et de leur déplacement domicile travail, à partir de la réalité des usages, et pour rationaliser ces usages, puis en tirer un plan d’actions et d’équipement encore appelé Plan de Déplacements Entreprise (PDE).

Philippe Brendel

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