Le concept EX1, exposé depuis hier dans le showroom Peugeot Avenue, sur les Champs Elysées, n’est pas qu’un simple exercice de style mais une véritable bête de course électrique. Conçu en un peu moins d’un an, l’EX1 ressemble esthétiquement aux précédents concepts monocoques de Peugeot, l’Asphalte (1996) et la 20cup (2005), mais il projette dans l’ère électrique. Sous sa robe sportive se cache en effet une chaîne de traction électrique qui lui a permis de battre plusieurs records du monde d’accélération en départ arrêté dans la catégorie véhicule électrique.

L’engin passe de 0 à 100 km/h en 3.58 s, l’équivalent d’une Ferrari Enzo, et monte à sa vitesse maximale, 260 km/h, en 6,6 s, grâce à ses deux moteurs électriques, qui lui confèrent une puissance maximale cumulée de 250 kW (340 ch) répartie sur les deux essieux.
Ses performances sont aussi issues de son aérodynamique affutée et de sa structure monocoque ultralégère réalisée en carbone/nid d’abeille permettant de limiter son poids total à 900 kg, dont plus de 300 kg de batteries.
Celle-ci, fournies par Saft, sont expérimentales : composées de 200 cellules lithium-ion, elles ont la particularité d’être sous une tension de 800 volts ce qui permet, explique Jean-Christophe Bolle-Reddat, responsable de l’architecture produits au centre de design PSA, de libérer une grande quantité d’énergie rapidement mais aussi d’effectuer des recharges rapides, sur un rythme de 1% en une minute, linéaire jusqu’à 80% de la batterie.
La quantité d’énergie embarquée est de 30 kWh. Elle offre au véhicule une autonomie de 300 km, nous a-t-il dit, ou d’une heure si l’on roule à la vitesse maximale.
Les ingénieurs de Peugeot ont travaillé sur la chaîne de traction électrique avec Saft mais aussi avec Siemens et Segula, société française qui a développé, depuis l’acquisition de Matra Automobile Engineering en 2009, un savoir-faire dans ce domaine.
Xavier Champagne (Autoactu.com)