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Revoici la pastille verte. Ou plutôt, voici des pastilles de couleur… difficiles à avaler pour les automobilistes. Selon la classification, ils seront autorisés ou non à rouler en cas de pic de pollution, et ce droit sera dicté par les villes.

Bleue (pour les véhicules électriques), orange, rouge, grise et bien sûr verte* pour les meilleures élèves : telles sont les nuances que Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, a retenues pour les pastilles de couleur destinées à distingue les voitures les plus polluantes des plus vertueuses pour l’environnement. Baptisé Critair, ce dispositif est calqué sur le système mis en place en Allemagne. Mais il y en a tout 7 nuances de couleur !

Annoncée pour le 1er janvier 2016, la nouvelle pastille automobile sera, de fait, facultative. C’est l’automobiliste qui fera le choix ou non de la commander sur Internet. Gratuite les six premiers mois de l’année, la pastille coûtera ensuite cinq euros. Inutile de dire que l’automobiliste avec une pastille grise ne sera pas très motivé pour la payer et se faire ainsi repérer par les forces de l’ordre facilement lors des journées de circulation alternée.

Le seul intérêt est de pouvoir faciliter les déplacements des automobilistes les plus « écolo-compatibles ». Les pastilles vertes et bleues pourraient ainsi permettre à leurs chauffeurs de circuler lors des jours de pics de pollution, de bénéficier de stationnement gratuit voire même de rouler dans les couloirs de bus. Mais, cela dépend des décisions que voudront bien appliquer les mairies.

En résumé, un gadget écologique censé montrer le bon exemple.

*Avec une nuance entre la verte pour les véhicules essence depuis 2011 et verte-anis pour les diesel depuis 2011, alors qu’un moteur essence à injection directe pollue plus qu’un diesel Euro 6. Le diesel ancien est rouge carmin, alors qu’un vieux véhicule à essence est rouge. Une discrimination que contestent les constructeurs automobiles français.

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