Malgré des conditions météo dantesques, le prototype à hydrogène de la marque britannique a réussi à franchir la ligne d’arrivée aux 24 h du Nürburgring.

Ason hydrogène nurburgring

Célébrant son centenaire, Aston Martin avait vu les choses en grand sur la célèbre boucle de l’Eifel, qu’on appelle aussi l’enfer vert. Il y avait d’une part un concept car (CC100 en hommage à la DB-R1 de Stirling Moss qui s’était imposée ici en 1959) et surtout une Rapide S à hydrogène pour donner une perspective sur le futur.

Cette voiture disposait d’un moteur V12 bi turbo de 6 litres, pouvant être alimenté à la fois à l’essence et à l’hydrogène. Ce n’était pas tout à fait du « zéro émission », car le pilote pouvait choisir de rouler à l’hydrogène ou à l’essence, voire un mélange des deux selon les conditions de course. Une prouesse rendue possible par la technologie développée par l’autrichien Alset Global, qui fait appel à un système de gestion (AEOS : Alset Engine Operating Software) et un kit H2 pour gérer le carburant dans le moteur sans danger.

L’Aston Martin embarquait de l’hydrogène, stocké à une pression de 350 bars dans 4 réservoirs d’un poids total de 3,5 kg (2 près du pilote et 2 autres dans le coffre).

La firme britannique a réussi un boucler un tour de qualif’ entier en ne roulant qu’à l’hydrogène. Une première (que va rééditer la Green GT H2 aux 24 h du Mans dans quelques semaines), sachant que le tracé fait quand même plus de 20 km. Elle a même pu faire un tour et demi en mode zéro émission pendant la course. Le plein ne prenait lui que 30 s.

Toute la question est de savoir si Aston va donner suite ou non à ce projet. En tout cas, l’hydrogène a devancé l’électrique et montré qu’il était viable dans une compétition.

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