Voyages-sncf.com s’allie avec Airbnb et Ouicar

Voyages SNCF
Au moment de l’achat d’un billet de train, les clients se verront désormais proposer de louer leur appartement ou leur voiture, afin de pouvoir « voyager plus avec un budget donné ».
Dès lors qu’on achète son billet de train, ou que l’on met en location son appartement ou sa voiture non utilisés, c’est ce que le site Voyages-SNCF.com, filiale de la SNCF, va proposer à ses clients, dans le cadre d’un partenariat annoncé vendredi 11 décembre avec les deux célèbres acteurs de l’économie collaborative Airbnb et Ouicar.

L’alliance concernera aussi Kidygo, qui propose de faire accompagner les enfants seuls pendant le voyage..

« Le voyage qui rapporte de l’argent »

« On veut inventer le voyage qui rapporte de l’argent », a expliqué à l’AFP le directeur général de Voyages-SNCF.com, Franck Gervais, « pour toux ceux qui veulent voyager plus avec un budget donné ».

Il estime que ces offres peuvent concerner 10% de la clientèle du site internet de la SNCF d’ici 2019, et précise que le modèle économique de ce partenariat, qui sera défini à l’issue de plusieurs mois de test, « va être essentiellement autour de la génération de trafic, d’audience, pour le partenaire, et, de notre côté, l’apport de services au client ».

Dernière minute : Quatre jours après avoir annoncé ce partenariat avec la plateforme d’hébergement chez l’habitant Airbnb, Voyages-SNCF a arrêté mardi les frais d’une opération qui avait suscité de vives critiques chez des hôteliers. « Face à l’incompréhension créée par la promotion ponctuelle de Voyages-sncf.com avec Airbnb, Voyages-sncf.com a décidé d’arrêter l’opération en cours », a expliqué le site internet dans un communiqué

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Durisotti crée un véhicule 100% recyclable

Durisotti au salon Solutrans

Durisotti, un des principaux constructeurs-carrossiers en France, vient de mettre au point un véhicule utilitaire 100% recyclable..

Durisotti fabrique en FranceSur ses trois sites de production français (Sallaumines dans le Nord, Metz et Agen), Durosotti travaille notamment pour la police (les célèbres fourgons de CRS), la gendarmerie et l’armée mais  il travaille aussi en sous-traitance pour Peugeot et Citroën dans le domaine des minicars et de Renault, VW, Opel, etc.

Durisotti vient de dévoiler un véhicule utilitaire grand volume 100 % recyclable. Les panneaux sandwich et les éléments de carrosserie sont en composite thermodurcissable avec des renforts en fibres de lin et/ou cellulose (le lin est cultivé dans le nord de la France). Un assemblage mécanique permet un démontage rapide et le tri des différents matériaux (composite, alu, ABS). Broyé, le composite sert à la fabrication de pièces diverses par injection.

Cette nouvelle conception et des matériaux légers (composite 95% et alu) permettent un important gain de charge utile de 15 à 22% . Cela correspond pour l’utilisateur à un allègement du véhicule entraînant une économie de carburant et une baisse des émissions de CO2. DURISOTTI prévoit de réaliser 90% de sa production composite avec des matériaux recyclables dans les trois prochaines années.

Pour cette innovation et cette performance industrielle Durisotti a reçu le prix de l’innovation dans la catégorie constructeurs-carossiers au dernier salon Solutrans qui s’est tenu à Lyon le mois dernier.

L’innovation vient de partout, et l’innovation de Durisotti pourrait bien se retrouver rapidement dans les productions VP et surtout VUL de certains de ses partenaires constructeurs.

Philippe Brendel

Citroën E-Méhari : la Méhari saison II

Citroën E-Méhari

Après des semaines de teasing insupportable… la Citroën Méhari est de retour sous le nom de Citroën E-Méhari. Le plus fort est qu’elle réussit à ressembler à sa vénérable ancêtre de 1968 qui voulait être la concurrente de la Mini Moke. Elle en a gardé l’originalité et les qualités : elle est découvrable avec une capote amovible astucieuse ; elle est dotée de quatre vraies places, avec une banquette rabattable ; elle est équipée d’un châssis surélevé pour une conduite tout-chemin ; elle est réalisée dans une carrosserie thermoformée qui ne ressemble plus à la tôle ondulée de son ainée mais conserve toutes les qualités du matériau ; enfin elle a gardé cette caractéristique que tout le monde a retenue : elle se lave intérieurement et extérieurement à grande eau.

Là s’arrête la ressemblance, car avant tout, la Méhari ne s’appelle pas Méhari mais E-Méhari. Elle est 100 % électrique. Elle est dérivée de la Bluesummer de Bollore et donc équipée d’une technologie de batterie fournie par ce groupe. Ce qui signifie que ce sont des batteries LMP® (Lithium Métal Polymère) qui certes permettent une bonne autonomie (environ 200 kilomètres en cycle urbain selon les données du constructeur) et offrent fiabilité et sécurité mais nécessitent d’être être maintenues en permanence à une température de 70/80°C, même lorsque le véhicule électrique est à l’arrêt. Autrement dit, la voiture doit rester branchée en permanence sous peine de voir sa batterie se vider en moins de trois jours. Un mode hivernage est prévu, mais il risque de se révéler lourd à l’usage. En revanche, ces batteries permettent de rouler jusqu’à 110 km/h et se rechargent complètement en huit heures en 16A (bornes domestiques ou bornes publiques de type Autolib)  ou en 13 heures sur les prises domestiques en10A. Espérons que cette particularité des batteries LMP ne sera pas un frein à l’achat.

Citroën E-Méhari

Ce véhicule de loisirs quatre places (3,81 m de long) est « branché, décomplexé, décalé, et pourquoi pas irrévérencieux » (sic). La Citroën E-Méhari est une voiture sympa qui devrait trouver sa place dans nos paysages urbains et dans les stations balnéaires chics. Bravo à Citroën d’avoir su nous étonner encore une fois avec ce modèle plein de qualités, produit à Rennes à raison de cinq véhicules par jour pour commencer, et commercialisé au printemps 2016. Son prix sera d’environ 25 000 € avant le bonus écologique de 6 300 €, auquel il faudra rajouter 79 € par mois pour la location des batteries. Cher, cher d’être un branché !

Philippe Brendel

Téo Taxi lance ses taxis électriques à Montréal

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 Téo Taxi a lancé son service de taxis électriques à Montréal le 26 novembre 2015. Téo (http://teomtl.com) est l’acronyme de Transport Écologique Optimisé, un concept développé par Taxelco (pour Taxi Electric Company), une société de portefeuille de XPND Capital.

Cette entreprise d’un nouveau genre de taxis électriques propose deux niveaux de services : Téo Taxi se veut le plus abordable et utilise des véhicules blancs et verts (des Nissan Leaf, des Kia Soul et des Tesla), alors que Téo Noir, qui n’utilise que des Tesla noires, doit offrir un service plus sophistiqué et plus coûteux plutôt réservé à une clientèle d’affaire.

En plus d’utiliser des véhicules de dernier cri technologique, Téo Taxi est géré par une plate-forme très avancée de technologies informatiques, de télécommunications et de télématique en temps réel. Le lancement, le 26 novembre dernier  du premier service de taxis électriques à Montréal marque l’introduction d’un nouveau modèle d’affaires dans cette industrie du taxi vieillissante.

Téo Taxi est en période de rodage pour une durée de trois mois avec une cinquantaine de véhicules. Il prévoit d’en avoir cent à la route en 2016 et d’ici quatre ans, Téo Taxi prévoit d’exploiter près de 2000 taxis électriques, ce qui représenterait un investissement total de l’ordre de 250 millions de dollars canadiens (environ 180 millions d’euros).

Téo Taxi présente aussi une autre originalité qui tranche avec les modèles économiques habituels à la Uber qui s’appuient sur des conducteurs indépendants qui achètent ou louent leur véhicule. Le nouveau système de Téo Taxi fonctionne avec des chauffeurs embauchés et salariés autour de $15 l’heure  et qui conduisent des véhicules entièrement surveillés et gérés en temps réel au moyen des dernières technologies embarquées de télématique et de géolocalisation.

Téo TaxisLe service proposé est innovant. Une application mobile permet le partage d’une course entre clients et la réservation d’un taxi. Téo offrira aussi le paiement « mobile », de même qu’un service Wi-Fi gratuit à bord et des chargeurs pour les téléphones cellulaires. Plus tard, des tablettes numériques seront également offertes dans ces taxis. La direction de Taxelco mise sur l’intégration des données de géolocalisation, la gestion des cycles de recharge des voitures et une gestion centralisée en périodes de pointe pour minimiser le temps d’attente des clients.

De l’avis des dirigeants de Téo Taxi, ce modèle de gestion sera beaucoup plus efficace pour optimiser l’usage de la flotte d’une cinquantaine de voitures électriques tout en assurant une meilleure gestion de la qualité de service au profit des clients de Téo Taxi et de ses chauffeurs salariés.

Philippe Brendel

TVA déductible sur l’essence pour les entreprises : c’est maintenant ?

TVA déductible sur l'essence pour les entreprises

TVA déductible sur l’essence pour les entreprises : les députés ont voté vendredi un amendement écologiste de Denis Baupin alignant d’ici 2017 les avantages fiscaux jusque là accordés aux véhicules diesel des entreprises aux véhicules essence. Pour « mettre fin à l’inégalité de traitement fiscal entre le gazole et l’essence poussant les décideurs des entreprises à investir dans des véhicules diesel », les députés verts ont proposé de rendre déductible la TVA sur l’essence, comme c’est le cas à 80 % pour le gazole. L’assemble nationale vient d’étendre la déductibilité de la TVA sur l’essence utilisée dans les véhicules d’entreprise et ce de façon progressive sur deux ans (40 % en 2016 et 80 % en 2017). Enfin une bonne nouvelle !

Malheureusement, cette mesure a été votée contre l’avis du gouvernement et d’une partie du groupe socialiste qui ont mis en avant le risque qu’une telle mesure pourrait faire courir à notre industrie nationale encore très tributaire du diesel. Cette argument ne tient pas, pour la simple raison que les volumes en jeu sont relativement faibles par rapport à l’ensemble des voitures achetées ou louées par les entreprises chaque année et par rapport à la mutation rapide des habitudes d’achat des particuliers qui se tournent de plus en plus massivement vers l’essence pour leurs achats de véhicules de petite ou moyenne gamme.

La mesure n’a que des avantages comme je l’ai déjà écrit ici même.

Mais déjà à ce stade, nous ne pouvons qu’être ravis de cette mesure pour laquelle nous avons combattu pendant des années. C’est une mesure de justice, de bon sens économique et favorable à l’environnement des villes.

Espérons que la mesure ne sera pas remisée au placard et que quelques retouches légères, comme la mise en place d’une progressivité plus grande sur quatre ans, permettront d’en adopter le principe.

Philippe Brendel