Bonus écologique : les nouvelles règles pour 2016

Le décret fixant le nouveau barème du bonus pour 2016 vient d’être publié par le Ministère de l’écologie. Les règles d’attribution du bonus sont encore simplifiées et privilégient l’achat de véhicules électriques ou hybrides rechargeables ou non à essence. Les véhicules diesel sont désormais exclus de toute aide même s’ils répondent à la norme Euro 6.

Si le montant du bonus attribué à l’achat ou à la location d’un véhicule électrique reste inchangé, les montants des bonus attribués aux véhicules hybrides ou hybrides rechargeables ont été significativement réduits.

Le super bonus est maintenu. Un bonus réservé aux ménages non imposables est mis en place et élargi aux véhicules d’occasion essence.

Les montants des malus restent inchangés.

Le barème du bonus écologique 2016

Les montants des aides attribuées aux véhicules hybrides rechargeables ou véhicules hybrides ont été significativement réduits.

Barème des bonus écologiques 2016 par Carfutur.com

Barème des aides attribuées aux véhicules électriques et hybrides essence rechargeables

 

Barème des bonus écologiques 2016 voitures hybrides par Carfutur.com

Barème des aides attribuées aux véhicules hybrides essence

 

Le super bonus 2016

L’objectif de cette aide mise en place au 1er avril 2015 et reconduit pour 2016 est de favoriser le renouvellement des vieilles voitures diesel, par des voitures moins polluantes, notamment électriques et hybrides. Cette aide se cumule avec le bonus écologique existant. Les véhicules utilitaires légers sont exclus du bénéfice de la mesure.

Barème du super bonus 2016 par Carfutur.com

Barème du super bonus 2016

 

Les aides spécifiques pour les personnes non imposables

Deux aides ont été mises en place pour les ménages non imposables au titre de l’impôt sur le revenu. Elles incluent enfin l’achat de véhicules d’occasion ce qui est une première qui ne peut qu’accélérer le rajeunissement du parc. Espérons que de telles mesures seront encouragées dans l’avenir.

  • Une aide de 1000 €, pour l’achat d’un véhicule essence neuf ou d’occasion émettant moins de 110 g CO2/km et respectant la norme Euro 6.
  • Une aide de 500 €, pour l’’achat d’un véhicule essence neuf ou d’occasion émettant moins de 110 g CO2/km et respectant la norme Euro 5.

Le véhicule ne doit pas être cédé dans les six mois suivant son acquisition ni avoir parcouru moins de 6000 km. L’année de référence est celle de l’année précédant la facturation du véhicule.

Le malus écologique applicable à compter du 4 janvier

Le barème du malus est inchangé en 2016. Nous avons volontairement rappelé les montants des malus des années précédentes pour montrer l’évolution de cette taxation dans le temps.

Barème du malus écologique applicable en 2016 par Carfutur.com

Barème du malus écologique applicable en 2016

 

A NOTER :  Le site Internet « Car labelling » de l’Ademe permet de consulter les fiches de près de 6000 véhicules en comparant leur bonus écologique, leur consommation d’énergie et leurs rejets de CO2 et de polluants réglementés.

Philippe Brendel

Tesla veut commercialiser sa voiture autonome dès 2018

La voiture autonome de Tesla

Tesla : la course continue. À quelques jours de l’ouverture du CES – le salon de l’électronique de Las Vegas –, Elon Musk, le charismatique patron du fabricant californien de voitures électriques, a déclaré dans une interview au magazine Fortune que la première Tesla 100 % autonome sera techniquement prête d’ici deux ans, et qu’elle pourrait être commercialisée dès 2018, si le législateur le permet. Cette annonce fait l’effet d’une bombe à l’heure où Google ou Nissan, jusqu’ici les plus ambitieux dans ce domaine, ne prévoient le lancement de leur voiture complètement autonome qu’autour de 2020 et que la plupart des autres grands constructeurs n’envisagent rien de tel avant 2025 ou 2030.

Apprentissage profond

Pour étayer sa prédiction, Musk explique que les Tesla Model S qui circulent aujourd’hui sont déjà équipées de capteurs et de moyens de communication permettant de nourrir et d’enrichir le logiciel encore en développement des futurs modèles autonomes de la marque. Comme ses concurrents, Tesla utilise des algorithmes d’apprentissage profond pour permettre à la voiture de mieux comprendre les situations complexes. Il s’agit notamment pour Musk de valider dans les deux ans à venir qu’une voiture autonome est vraiment plus sûre que celles conduites par un humain, aussi compétent soit-il, et ce en toutes circonstances.

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George Hotz a conçu une voiture autonome en un mois

Honda Acura ILX

Honda Acura ILX

Le nom de George Hotz (Geohot) doit certainement vous dire quelque chose. Alors qu’il n’avait que 17 ans, il fut le premier à jailbreaker un iPhone. Aujourd’hui, son nouveau dada, c’est la voiture autonome. Dans les années 70, lorsque des étudiants s’enfermaient dans un garage, c’était pour concevoir un ordinateur. En tout cas, c’est ce que dit la légende. Quarante ans plus tard, les mêmes garages servent à mettre au point des voitures autonomes.

Le jeune homme a mis au point un prototype tout seul, en guère plus d’un mois. Il a pris comme modèle de base un Acura ILX 2016 qu’il a bourré d’électronique. C’est d’ailleurs assez marrant, les photos publiées montrent beaucoup d’électronique grand public. On y voit un vulgaire hub USB Amazon Basic ou encore un écran 21“ Dell comme tableau de bord. Le hacker, pas peu fier, fait remarquer que les Tesla n’ont que des écrans 17”.

La voiture autonome de George Hotz

Image : Peter Bohler / Bloomberg Businessweek

Cette voiture tourne sous Linux (Ubuntu a priori). Le joystick qui donne l’impression d’être dans une bat-mobile n’est là que pour permettre de réaliser des tests. Enfin, la boite à gants a été recyclée en mini-ordinateur avec tous les équipements nécessaires pour faire fonctionner un tel engin : mini-pc, hub, GPS, capteurs…

Il faut s’imaginer la scène. George Hotz a invité Ashlee Vance, journaliste chez Bloomberg Businessweek, quelques jours avant Thanksgiving. Le journaliste connaissait très bien le palmarès d’exploit réalisé par Geohot, mais l’idée de concevoir une voiture autonome seul et en un mois parait délirante. À comparer avec les centaines d’ingénieurs qui travaillent depuis des années sur des projets similaires chez Google ou chez Tesla, pour ne citer qu’eux…

Une fois le tour du propriétaire terminé, George Hotz a dit à son invité, un brin sceptique, que le meilleur moyen de se rendre compte de tout cela était de faire un tour en voiture. On imagine le petit stress qu’a dû avoir le journaliste lorsqu’il est monté pour la première fois dans la voiture. Geohot a su le mettre à l’aise avec des petites phrases bien senties du genre « Ne touche à aucun bouton sinon on meurt » ou en lui révélant quelques anecdotes. Le système de conduite automatique avait fonctionné correctement pour la première fois le matin même !

Voir la vidéo :

Il y a encore beaucoup d’inconnues dans ce projet qui laisse rêveur, mais celui-ci est peut-être aussi révolutionnaire que les micro-ordinateurs des années 70. Son but est de commercialiser un package aux particuliers et/ou aux constructeurs automobiles permettant de rendre n’importe quelle voiture autonome pour environ 1000 $.

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Philippe Brendel

Voitures autonomes : « le risque zéro n’existe pas »

Tesla à la pointe de la technologie

Cet entretien avec Luca Rigazio, spécialiste des systèmes autonomes et de leur interaction avec les humains, est consacrée à l’évolution de la voiture vers l’autonomie totale, et aux enjeux qu’elle suscite.

Director of Engineering au laboratoire de Panasonic dans la Silicon Valley, Luca Rigazio est spécialisé en intelligence artificielle et machine learning. Il a récemment centré ses recherches sur les systèmes autonomes : véhicules sans chauffeurs ou hautement automatisés, robots et drones. L’Atelier l’a rencontré pour discuter de l’avenir de ces technologies et de la place qu’elles occuperont peut-être bientôt dans notre quotidien. 

Vous travaillez sur les systèmes autonomes. La voiture sans chauffeur est sans conteste vue comme l’une des innovations les plus spectaculaires en matière de mobilité. Pensez-vous qu’elle finira par être adoptée par le public ? À quel horizon ?

Les véhicules autonomes vont bien sûr occuper une place importante dans le futur. Néanmoins, cela va prendre un certain temps : non pour des problèmes technologiques, mais plutôt pour des questions de législation, d’assurances et de société. A mon sens, il faudra compter une trentaine d’années environ. Mais la technologie est déjà quasiment prête : nous avons aujourd’hui des voitures en grande partie autonomes, c’est le cas des véhicules commercialisés par Tesla, notamment.

Tesla est aujourd’hui l’acteur le plus avancé en matière de voitures autonomes ?

Les seules voitures sur les routes capables de se conduire toutes seules sont celles de Tesla. En tant que start-up, ils prennent davantage de risques et permettent à leurs véhicules de faire plus que ceux des autres constructeurs. Il est par exemple possible d’envoyer un texto tout en laissant la voiture se conduire toute seule pendant ce temps. C’est impressionnant, mais aussi légèrement inquiétant, dans la mesure où la technologie utilisée est bien moins développée que celles que Google utilise sur ses voitures autonomes (qui, elles, ne sont pas mises sur le marché). Le nombre de capteurs utilisés, par exemple, est bien plus réduit. Tesla prend donc un risque, dans l’esprit de la Silicon Valley, mais un risque pris sur des véhicules d’une tonne et demie…

Quels bénéfices pensez-vous que les voitures autonomes puissent nous apporter ?

Voitures autonomes

Les être humains ne deviendront pas de meilleurs conducteurs : il y a un plafond aux capacités humaines. Elles peuvent s’améliorer, mais de manière résiduelle, et sur plusieurs générations. A l’inverse, la technologie peut s’améliorer de manière exponentielle. Ainsi, les voitures autonomes adopteront tôt ou tard une bien meilleure conduite que leurs homologues humains, ce qui permettra, entre autres, une diminution des accidents de la route.

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Philippe Brendel

NanoFlowcell invente le moteur à eau salée 

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Le titre de ce billet n’est pas une plaisanterie, la technologie du flow cell ou cellules à flux est bien réelle même s’il ne s’agit pas d’eau de mer comme nous allons le voir. La firme nanoFlowcell® basée au Lichtenstein a construit plusieurs modèles de voitures aux performances incroyables autour de cette technologie.

La Quantino petite soeur de la Quant F est un petit coupé 2 + 2, long de 3,91 mètres dotée de quatre moteurs de 25 kW chacun qui l’entraine jusqu’à 200 kmh. La Quantino est présentée comme la première étape d’un projet de voiture électrique grand public. L’autonomie de l’engin est supérieure à 1000 kilomètres ce qui est exceptionnel pour une voiture fonctionnant à l’électricité.

Le coupé Quantino reprend la technologie mise au point par nanoFlowcell®. Cette technologie novatrice consiste en deux réservoirs contenant un fluide ionique, l’un chargé positivement, l’autre négativement. Lorsqu’ils entrent en contact, les deux génèrent un courant électrique qui alimente le véhicule en énergie grâce à un accumulateur électrochimique et à une pile à combustible. Ce procédé d’oxydoréduction a été développé par la NASA dans les années 1970 pour alimenter des modules spatiaux.

L’autre particularité du véhicule est de fonctionner avec un courant basse tension de 48 V ce qui est très faible comparé à la tension de  323 V l’e-Golf  ou à celle de la Bluecar (plus de 400 V). Cette basse tension présente bien des avantages en matière de sécurité et notamment en cas d’accident.

Les solutions sont stockées dans deux gros réservoirs de 175 litres chacun. Certains parlent « d’eau salée ». Il ne s’agit pas d’eau de mer mais d’un mélange spécifique de sels métalliques.

L’avantage de ces fluides ioniques est qu’ils ne sont, ni toxiques, ni inflammables et qu’ils résistent au froid. L’inconvénient est la place que prennent les réservoirs, qui limite l’espace habitable, et leur poids, ce qui a amené nanoFlowcell® à développer une carrosserie légère en fibres de carbone. Mais les batteries lithium-ion aussi, pèsent lourd et le constructeur met en avant la densité énergétique de ses batteries qui leur est cinq fois supérieure à poids égal (600 Wh/kg ou litre).

Il est possible de recharger la voiture rapidement en changeant les solutions électrolytiques grâce à une pompe (comme pour un véhicule thermique).

La technologie semble prometteuse et nanoFlowcell® est en attente d’homologation.

Il y a cependant des contraintes :  le remplacement des  350 litres de fluide ionique risque de prendre du temps même si le remplissage des deux réservoirs s’effectue simultanément au moyen d’un double tuyau. Où s’effectuera le chargement du liquide ionique ? Il faudra constituer un réseau de remplissage même si la grande autonomie des voitures autorise une densité moindre que celle d’un réseau de recharge électrique.

Rouler en « voiture à eau » n’est sans doute pas pour demain mais sur « le papier et en video » la technologie est séduisante. Vous verrez ci-dessous la vidéo de présentation de la Quant qui a inspiré la Quantino.

Philippe Brendel