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La marque japonaise fait évoluer son vaisseau-amiral. Elle affine son design et s’enrichit de nouvelles aides à la conduite, tout en gagnant plus de connectivité.

Par rapport à l’ancienne version, les changements sont vraiment cosmétiques. Seul un œil exercé pourrait à la limite distinguer la nouvelle calandre en forme d’aile et surtout les feux à LED qui donnent un autre regard à cette grande berline, de la taille d’une BMW Série 5. C’est un modèle Premium qui supporte tout à fait la comparaison avec la concurrence du point de vue du design. Et c’est la même chose techniquement.

La Mazda 6 bénéficie désormais d’un affichage tête haute (sous la forme d’une lamelle en plexiglas, comme chez BMW/Mini ou Peugeot), emprunté à la Mazda 3. Ce système affiche non seulement la vitesse et les instructions de la navigation GPS (de série, dès le premier niveau de finition), mais aussi les alertes liés aux aides à la conduite. Et de ce point de vue, la marque se montre plutôt généreuse avec pas moins de 12 systèmes. Pour faire simple, la Mazda 6 surveille tout ce qui se passe autour en mode 360, gère les feux de route et freine automatiquement en cas de danger. Elle va jusqu’à planter les freins si le conducteur enclenche la marche arrière et qu’il recule sans avoir vu un mur ou tout autre obstacle. C’est une fonction très appréciée au Japon.

Pour l’anecdote, le symbole d’une voiture dans le fossé se dessine sur l’affichage tête haute quand la voiture mord sur le marquage au sol. Et un rappel « tenez le volant » s’inscrit si le conducteur a l’idée saugrenue (et nous l’avons fait) de retirer ses mains de la direction.

La voiture, qui détecte les signes de fatigue du pilote, va jusqu’à anticiper sur ses faits et gestes. Ainsi, la nouvelle transmission intégrale fait appel à pas moins de 27 capteurs pour analyser les intentions de celui qui tient le volant et les conditions d’adhérence.

La grande berline de Mazda bénéficie aussi du système MZD Connect qui, combiné à un écran tactile de 7 pouces, permet de relier son smartphone et d’avoir un bouquet de services connectés (webradios de la plateforme Aha, fils Facebook et Twitter, points d’intérêt géolocalisés, éco conduite, rappels pour l’entretien).

En ce qui concerne les motorisations, on ne change pas une équipe qui gagne. Mazda vend ce modèle presque exclusivement en diesel (plus de 91 % des immats). On retrouve sous le capot un 2,2 L SKYACTIV de 150 ch (qui existe également en version 175 ch), dont la particularité est d’avoir un taux de compression très faible et de passer le cap des normes Euro 6 tout en se passant d’un système de dépollution. Le fonctionnement très particulier du moteur fait qu’il élimine à la source les particules et les NOx. Une astuce unique sur le marché. Ce moteur (et les autres) se combine avec les systèmes i-ELOOP de récupération de l’énergie à la décélération et i-Stop de coupure du moteur à l’arrêt, et avec une boîte manuelle ou automatique.

Au niveau mondial, 8 % des ventes se font aussi en hybride (pour les marchés japonais et américain). Mais pour le moment, le constructeur n’est pas convaincu par la rentabilité économique, ni les performances, de ce type de technologie. Il continue à explorer l’optimisation des moteurs thermiques.

Dernier point, et non des moindres, la Mazda 6 s’apprécie aussi pour son silence. Le constructeur japonais a encore amélioré l’isolation phonique et a gagné 1,2 dB (- 13 %) sur sa berline. Ce qui a pour résultat de faire encore plus oublier un moteur diesel qui n’était déjà pas spécialement bruyant.

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