Les sociétés d’Europe, d’Amérique et d’Extrême Orient se sont développées au cours du XXe siècle sur la base d’un large accès à la mobilité des personnes et des biens. L’automobile, le moteur à combustion interne et les énergies issues du pétrole, par leurs performances techniques et leur accessibilité économique toujours en progrès ont répondu à la demande des sociétés.

Mais, dans un contexte de préoccupations environnementales croissantes, à la fois sur la qualité de l’air des villes, les émissions de gaz à effet de serre et les énergies plus rares et plus coûteuses, une dynamique nouvelle de recherche et développement de motorisations et d’énergies alternatives est désormais de mise.

La crise survenue en 2008 ne peut qu’accélérer les progrès et stimuler les mutations.

Au cours des 10 dernières années plus de 700 millions de nouveaux véhicules ont été mis sur les routes de la planète. Ces véhicules ont en commun une quasi-exclusivité des motorisations thermiques, essence ou diesel.

Récemment, les technologies automobiles se sont considérablement différenciées par leurs performances et leurs consommations d’énergie. Les constructeurs européens ont répondu aux sollicitations des pouvoirs publics (Grenelle de l’Environnement en France) en proposant des véhicules émettant moins de 100gCO2/km (soit l’équivalent d’environ 4 litres d’essence aux 100 km). Alors que les progrès en émission de CO2 du marché automobile national n’étaient que de 1 g/km par an entre 2001 et 2007, le gain est passé à 9 g/km entre 2008 et 2009. Le potentiel de progrès des technologies conventionnelles est donc très important. Cette démarche de réduction des consommations d’énergie et d’émissions de CO2 par la technologie aurait des résultats considérables si elle était généralisée aux grands marchés en particulier nord américains où perdurent des moyennes de valeurs bien au-delà des 200 gCO2/km.

La part des énergies alternatives au pétrole est restée dans le passé marginale avec seulement quelques pour cent des 1 500 millions de tonnes de pétrole consommés chaque année sur les routes. Cette part ne peut que poursuivre sa croissance déjà bien amorcée, en particulier pour les vecteurs énergétiques les moins émetteurs de CO2 dans leur cycle de vie, « du puits à la roue ». Il s’agit en priorité des énergies liquides issues de biomasses non alimentaires et de l’électricité produite par des énergies primaires sans carbone fossile.

Alors que les progrès des technologies de l’automobile et des énergies sont réels et très importants, il est difficile à l’automobiliste de décrypter le flot d’annonces relatives aux nouveautés toujours présentées comme révolutionnaires.

Cet ouvrage a pour objectif d’apporter, sur des bases scientifiques, techniques et factuelles, mais rendus accessibles (les experts excuseront certains raccourcis) les éléments de compréhension des évolutions/révolutions annoncées, voire d’éclairer les décisions de choix.

Son auteur André Douaud, ancien Directeur des recherches en moteurs et énergies à l’Institut Français du Pétrole (IFP) et ancien Directeur technique du Comité Français des Constructeurs d’Automobiles (CCFA), a écrit pour l’OVE un ouvrage de référence qui manquait encore.

Prix 25€ HT (29,90 TTC) à OVE ou au 01 57 69 50 50.