La griffe de luxe du groupe Toyota a décidé de ne proposer en France que la seule version hybride de la GS450. Cette berline, qui joue à la fois la carte de la sportivité et de l’économie de carburant, représente une alternative au diesel.

Comme le reconnaît Pascal Ruch, le PDG de Toyota France et de Lexus France, « les flottes ne considèrent majoritairement que le diesel ». Et pourtant, la marque japonaise veut profiter des vents contraires qui soufflent sur le mazout (risques de cancer confirmés par un organisme membre de l’OMS, normes Euro 6 très contraignantes qui entraînent des surcoûts) pour faire passer l’idée que l’hybride est une solution pertinente. 20 % des clients qui roulent en berline diesel Premium seraient prêts à franchir le pas pour cette technologie.

Sur le papier, la GS450h a tout pour plaire. La version « Business » revendique 137 g de CO2 et une consommation de 5,9 L/100 km pour un tarif catalogue de 59 900 euros. La vraie consommation se situe plutôt aux alentours de 7,6 L/100 km, sachant que lors de notre essai nous avons emprunté des autoroutes allemandes où la moyenne est sensiblement plus élevée. Le fait est que cette berline de luxe se montre assez sobre, grâce à un système hybride de dernière génération. De plus, elle préserve l’habitabilité grâce à une batterie disposée de façon verticale derrière les sièges arrière, ce qui permet d’augmenter le volume du coffre de 40 %.

La GS450h se pilote à la carte. Il suffit de sélectionner avec une molette le mode de conduite  désiré (Normal, Eco, Sport et Sport+) pour adapter en fonction la réponse de l’accélérateur. Au quotidien, on se contentera du mode Eco qui veille à abaisser la consommation et à recharger la batterie lors des phases de décélération et de freinage. Le mode EV permet de rouler en mode électrique pendant 4 km dans le meilleur des cas, à condition de ne pas dépasser les 40 km/h.

Mais, si vous voulez faire parler la poudre, le mode Sport permet de libérer les 345 ch pour dépasser avec une aisance très appréciable. Globalement, la GS450h se montre aussi performante qu’un V8 (alors qu’elle abrite sous le capot un V6 3,5 L) et consomme comme un 4 cylindres.

A bord, le silence monacal est reposant sur les longs parcours. C’est à peine si on entend une mouche voler en rythme de croisière.

Le prix serré de la version Business prive le conducteur de quelques raffinements que l’on peut trouver en option ou sur des finitions supérieures : l’affichage tête haute (avec la vitesse, le GPS et s’il le désire le régime moteur), un écran géant (12,3 pouces, soit 31 cm)au lieu de celui standard de 8 pouces, un système audio à 17 haut-parleurs (au lieu de 12), mais aussi  l’éclairage intelligent, l’alerte de franchissement de ligne, l’anti angle mort, le régulateur de vitesse intelligent, l’alerte de précollision, ou encore la vision nocturne.

En conclusion, Lexus a bien des cartes en main. Mais, il reste encore à améliorer le design, la GS450h restant encore trop japonaise par certains aspects.

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