Capture d’écran 2013-03-19 à 02.47.59C’est un secret de polichinelle ; tout le monde sait que les consommations et les taux de CO2 officiels émis par les voitures des constructeurs sont largement sous estimés. Carfutur avait relayé le 12 novembre dernier les tests réalisés par l’Auto-journal qui montraient des écarts de consommation pouvant aller jusqu’à 466% (!) sur l’Opel Ampéra.

Voir article Carfutur.com

Un nouveau rapport de la Fédération Transport & Environment montre que, en moyenne, les émissions de CO2 constatées sur les routes sont supérieures de 23% aux émissions annoncées par les constructeurs.

Les constructeurs recourent à un vingtaine de tours de passe-passe différents pour « optimiser » la consommation d’énergie nécessaire lors du test : diminution du poids des véhicules, utilisation de lubrifiant performants, réduction de la résistance à l’avancement en surgonflant les pneus, déconnecter l’alternateur… Les constructeurs ne trichent pas, ils exploitent les lacunes des procédures de test en laboratoire et sur les pistes d’essai. Au moment où l’Europe est en train de fixer des objectifs de 95 g/km très ambitieux pour 2020, ça fait désordre.

Des indicateurs fiables sont indispensables pour rendre crédible les consommations et les taux de CO2 affichés, restaurer la confiance des consommateurs et fonder les politiques règlementaires et fiscales (ex : bonus-malus) sur des bases dignes de confiance.

De nouvelles normes plus réalistes doivent être mises en place pour retrouver la confiance -on pense à la norme internationale WLTP – ce qui ne manquera pas de poser, à son tour, la question du réalisme des contraintes européennes qui ont été construites sur la base des tests existants.

Voir le résumé du rapport de Transport & Environment :  2013_02_RWE_Executive_summary_final

Sources : Transport & Environment, Réseau Action Climat France et Carfree.fr