Les nouvelles générations de batterie permettent aujourd’hui aux constructeurs de proposer des véhicules électriques (VE) de plus en plus performants sans les contraintes que les conducteurs avaient pu connaître avec les anciens véhicules équipés de batteries au plomb.

Les VE se rapprochent donc des véhicules thermiques que l’on connaît avec de nombreux avantages : économes en énergie, non polluants à l’usage, souples et puissants, silencieux et générateur de plaisir. Le véhicule électrique est un enjeu environnemental, il s’imposera avec la montée des prix du pétrole et des encombrements urbains. Le véhicule électrique permet aussi une conduite beaucoup plus «apaisée» favorable à la baisse du  stress et du nombre d’accidents.

Les véhicules électriques en revanche souffrent encore de deux handicaps : une autonomie réduite et un coût d’usage qui reste encore plus élevé que celui d’un véhicule thermique.

– L’autonomie n’est en réalité pas un vrai handicap : le VE est adapté à la majorité des déplacements  quotidiens qui sont en moyenne inférieurs à 50 km. Il est aussi très bien adapté aux tournées prédictibles des collaborateurs (tournées de livraison, tournées d’après vente) lorsque celles-ci n’excèdent pas la centaine de kilomètres par jour. L’enjeu à ce stade est un enjeu culturel, les collaborateurs d’entreprise devront s’habituer à remettre en charge leur véhicule électrique le soir, de retour au parking de l’entreprise ou au domicile. Le VE participe ainsi à la diversité des moyens de déplacement non polluants qui seront mis demain à la disposition des particuliers et des entreprises.

– Le coût d’usage du VE reste encore plus élevé que celui d’un véhicule thermique équivalent malgré le bonus de 5 000 € dont il bénéficie. Ce surcoût est transitoire et viendra diminuer au fil des mois au fur et à mesure de la montée en charge industrielle de la fabrication des batteries et des voitures. Déjà, le prix du kwh de batterie est en baisse constante de 1000 $ le kwh sur la période 2006-2008, ce coût est ramené à 500 $ en 2010-2012 et certains constructeurs commas Tesla le voient bien à 250 $ dans 3 ou 4 ans. D’autres constructeurs font aussi preuve d’imagination et proposent de vendre la voiture d’un côté et de louer la batterie à part, ce qui se révèle très intéressant sur un plan financier et se rapproche des coûts d’usage des véhicules thermiques.

Enfin, n’oublions pas que l’offre va être de plus en plus étoffée et la concurrence entre constructeurs fera baisser les prix.

Il n’empêche, les entreprises doivent commencer à s’équiper de VE pour se préparer et préparer leurs collaborateurs à ce type de véhicule. Elles ont à y gagner sur un plan culturel, sur un plan économique dans certains cas de figure (location de la batterie) et sur le plan de l’image qu’elles projettent en interne et auprès de leurs clients et partenaires.

Philippe Brendel

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