Formule électrique Renault

La marque au losange tente de faire le lien entre sa prétendue maîtrise de l’énergie électrique et la Formule 1. Pas simple.
Au salon de Genève, l’actualité numéro 1 est l’arrivée du « Flexi Charger » sur la Zoé. Enfin, la voiture électrique star de la marque (10 000 voitures vendues, un taux de satisfaction de 98 %) peut se recharger sur une vulgaire prise en 220 volts. On note également la présence du Twizy Cargo, une version pour les entreprises avec un coffre étanche de 180 litres (pour une capacité utile de 75 kg). Renault est très fier d’être le numéro 1 en Europe des voitures électriques avec 37 % de parts de marché. 23 pays dans le monde distribuent à ce jour la gamme Renault ZE (en totalité ou partiellement) et la marque va y a jouter le Maroc, la Turquie, le Brésil et les Emirats Arabes Unis.
Watt else ?
Renault communique bien sûr sur la formule 1. Evolution de la réglementation oblige, les monoplaces vont adopter cette année une nouvelle architecture avec un moteur V6 et des systèmes de récupération d’énergie. C’est ce que Renault appelle le Power Unit. La tentation était grande de faire le trait d’union entre la voiture électrique de série (où il est leader) et la F1 (où il totalise 12 titres mondiaux et 165 victoires). Problème : la marque au losange accumule les ennuis et les équipes (Red Bull, Infiniti, Caterham, Toro Rosso) ont eu du mal à boucler leurs journées d’essai. Le moteur hybride de Renault se retrouve bien loin derrière Mercedes et Ferrari. Pas top pour l’image. On imagine que les communicants de la marque française vont croiser les doigts lors du premier Grand Prix qui aura lieu le 16 mars à Melbourne (Australie).
La Formule E : un vecteur d’image
Heureusement, il reste la Formule E. Dans le cadre de ce nouveau championnat de la FIA, avec des monoplaces électriques, Renault est partenaire et les voitures portent son nom. Le constructeur français ne fournit ni les moteurs électriques ni les batteries, mais il veille à l’intégration des composants. Et comme c’est la même voiture pour toutes les écuries, il n’y aura a priori pas de souci. La Formule E va par ailleurs contribuer à mieux faire accepter le sport automobile au cœur des villes.
Mais, on le voit, il est difficile de faire un parallèle vertueux entre la voiture de série et la compétition.

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