Avez-vous entendu parler des ADAS (Advanced Driving Assistance Systems) ? Il s’agit de ces systèmes avancés d’aide à la conduite du type alerte de franchissement de ligne, anti angle-mort, détection de piétons, reconnaissance des panneaux de signalisation, freinage automatique, etc. Autant d’équipements que l’on peut retrouver chez Audi, BMW, Infiniti, Mercedes, Lexus, Opel, Toyota, Volkswagen, Volvo, mais aussi chez Ford à bord de la Focus.

En raison de la baisse des prix sur les radars et les caméras, ces fonctions avancées de sécurité vont se généraliser très rapidement. Elles permettront à la fois de surveiller ce qui se passe autour du véhicule sur les parkings (vision à 360 ° et du type Top View) ainsi que dans le trafic.

Chez les constructeurs français, le développement de ces fonctions reste aujourd’hui limité. On rappellera cependant qu’au sein du groupe PSA, Citroën fut le premier à proposer l’AFIL (Avertisseur de Franchissement de Ligne), avec des capteurs à infrarouge scannant le marquage au sol pour déterminer si le véhicule dévie de sa trajectoire. Le système s’est généralisé depuis sur une bonne partie de la gamme et est arrivé aussi chez Peugeot. Plus récemment, c’est la marque au lion qui a étrenné sur 3008 et 5008 l’affichage tête haute (UHD) avec un avertisseur de risque de collision (Distance Alert). Chez Renault, rien de tel si ce n’est une timide incursion avec un radar ACC (régulateur de vitesse intelligent)  à l’époque de la Vel Satis. Toutefois, Nissan a développé un concept « Safety Shield » avec un ensemble de technologies destinées à éviter les collisions et s’implique aussi beaucoup dans le transport intelligent (ITS). Le partenaire japonais de la marque au losange a même pris l’engagement de parvenir à un objectif zéro tué à bord de ses voitures. Par ailleurs, Renault peut aussi compter sur Mercedes, membre de l’Alliance, dont l’expérience en matière de sécurité et d’aide à la conduite est réputée et pourrait s’avérer décisive si les deux marques coopèrent dans le haut de gamme.

Mais, de toute évidence, les français n’ont pas beaucoup mis l’accent sur ces équipements de sécurité. A l’inverse, General Motors et Toyota ont décidé de mettre le turbo sur les technologies permettant d’éviter les accidents. Une approche qui pourrait favoriser une automatisation de la conduite pour certaines fonctions à basse vitesse.

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