Nous le disons depuis longtemps, le prix des VE et plus précisément le coût d’usage (coûts complets) des véhicules particuliers électriques sera un frein important au développement de cette technologie. C’est vrai dans les entreprises dont les véhicules particuliers sont fiscalement matraqués (pas de récupération de la TVA sur les achats de véhicules et sur leurs frais d’entretien, calcul des amortissements non déductibles et des avantages en nature assis sur la valeur d’achat du véhicule). Cette cascade de taxes vient s’ajouter au prix élevé du véhicule lui même ainsi qu’à des incertitudes sur la fiabilité et le nombre de cycles de charge de sa batterie dans le temps. Nous avons calculé qu’un véhicule particulier électrique utilisé par une entreprise coûtera entre 30 et 40% de plus en terme de coût d’usage par rapport à son équivalent thermique et ce pendant la période de montée en puissance de la production des VE. Ce surcoût sera certes moindre pour un VE utilisé par un particulier du fait de l’absence des taxes spécifiques aux entreprises, mais il n’empêche, il sera encore bien là.
L’étude de JD Power reprise dans autopro.fr confirme cette crainte et montre que les consommateurs américains les plus enthousiastes pourront être freinés dans leur désir de s’équiper « vert »lorsqu’ils s’apercevront du coût réel des VE.
Concernant les entreprises, l’OVE a fait des propositions de bon sens dès le mois de mars dernier. Ces propositions sur lesquelles nous reviendrons sont peu coûteuses pour le budget de l’état et permettent de donne une chance supplémentaire à cette filière technologique. Pourtant, nous assistons à un désintérêt certain de la part de nos hommes politiques, ignorants qu’ils sont des choses des entreprises et des conséquences des  taxes qu’ils ont eux même mises en place.

Voir l’enquête de JD POwer sur Autopro.fr

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