VE lux

Le Grand-Duché va continuer à déployer des bornes, mais il ne croit plus en la révolution du tout-électrique. Une décision qui peut faire école en Europe ?

Mis à part le cas très particulier de la Norvège, qui est le pays numéro 1 au sein de l’UE, avec une part record de l’électrique portée à 18 % en janvier dernier sur le marché des voitures neuves, et qui s’explique par des avantages à l’usage, applicables jusqu’à au moins 2017, on est très loin d’une explosion des ventes sur le Vieux Continent.

Malgré la mise en place de mesures incitatives en France (qui déploie beaucoup d’énergie sur l’infrastructure, les bonus et les commandes groupées), comme en Grande-Bretagne, et l’arrivée de nouveaux modèles, la part de marché des VE plafonne à 0,5 %.

Tout ça pour ça…

Le fait est que le Luxembourg est le premier Etat européen à mettre fin à des primes incitatives (CAR-e) pour l’achat de voitures électriques. En 2012, l’objectif proclamé était d’en compter à hauteur de 10 % du parc automobile en 2020, soit 40 000 véhicules. Mais, en 2014, seulement 312 modèles ont été immatriculés et on en compte à peine 700 en cumulé.

Un chiffre bien en-deçà des espérances, alors que l’Etat a prévu d’investir 10 millions d’euros et d’installer 800 bornes de charge à travers le pays. Ce programme est d’ailleurs maintenu, avec 400 bornes qui seront déployées dans les espaces Park & Ride et 400 sur la voirie publique. Mais, le gouvernement luxembourgeois souhaite se diriger vers d’autres alternatives que l’électrique. Le ministre du Développement durable a fait savoir qu’à l’avenir, il comptait davantage sur l’hydrogène par exemple.

Le voisin allemand n’est pas mieux loti. L’objectif fixé en 2009 d’obtenir d’un million de voitures électriques sur les routes en 2020 ne sera pas tenu.

Alors, est-ce le signe d’une prise de conscience ?

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