Zoe autopartage

La marque au losange va équiper d’origine ses modèles d’un système dématérialisé d’ouverture des portes et de contrôle du démarrage permettant de s’affranchir de la pose d’un boîtier pour un usage en mode autopartage.

Au cours d’un atelier dédié aux innovations, Renault a présenté un certain nombre de nouveautés dont une Zoé prête à l’autopartage. Visuellement (il faut nous croire, car nous n’avions pas le droit de prendre des photos), la voiture adopte des protections amovibles pour résister aux accrocs de la circulation urbaine. Des renforts qui protègent l’auto au niveau des pare-chocs avant et arrière, mais aussi sur les côtés avec un esprit qui n’est pas sans rappeler les airbumps de Citroën sur la Cactus. La différence, c’est que ces protections en plastique peuvent aussi servir de support pour de la communication.

Renault a aussi prévu des protections pour les jantes : une mesure utile pour limiter les dégâts infligés par des manœuvres sauvages pour se garer.

A l’intérieur, la marque a obturé les vide-poches dans les portes. C’est toujours ça de moins à vider et nettoyer après le passage d’un client. On note aussi la présence d’un tapis plus résistant. Autre nouveauté : un volant anti-bactéries. Et parce qu’on n’est jamais trop prudent, un détecteur de présence du triangle de sécurité a été installé. Il fait appel à une puce RFID et permet de savoir si le client a barboté le triangle en question.

Mais, venons-en au plus important. En lien avec le système R-Link, Renault va déployer en 2015 le service R-Access. C’est un dispositif dématérialisé qui permet d’ouvrir les portes avec un smartphone. Il va être déployé en natif sur la Clio, le Captur puis la Zoé. Dès lors que l’exploitant de la flotte s’est inscrit sur un site dédié, et qu’il valide les autorisations, il devient possible d’ouvrir à distance le véhicule et de partir avec.

La procédure est la suivante. Une fois qu’il a localisé et réservé un véhicule, l’utilisateur envoie avec son smartphone une demande pour ouvrir les portes de la voiture. Dans la seconde, la confirmation arrive. Une fois à bord, il faut ensuite faire un état des lieux (avec photos) et saisir le kilométrage. Dès lors, il devient possible de démarrer. Le client a même la surprise de retrouver ses réglages personnels si c’est un habitué, grâce au lien entre le smartphone et le système R-Link. En fin d’utilisation, il faut à nouveau faire un état des lieux avant de quitter le véhicule.

La suppression du boîtier d’autopartage représente une économie de 800 à 1 000 € pour les exploitants de parcs qui veulent faire de l’autopartage.

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