Pour éviter le désagrément du câble classique, les constructeurs envisagent de proposer à terme la recharge par induction. La technologie est transparente et a fait beaucoup de progrès.

Le principe est simple : il fait appel à une plaque de transfert placée sur le sol et à une plaque réceptrice située sous la voiture. La recharge se fait grâce à un champ électro-magnétique, engendré par l’alignement du véhicule au-dessus de la plaque. Des aimants envoient l’énergie (3,3 kW pour un petit véhicule) jusqu’à la batterie, avec une très grande efficacité. Ce mode de recharge est actuellement testé par plusieurs constructeurs (Audi, Daimler, Ford, Renault, Toyota). Il se dit même que Nissan, qui a testé aussi l’induction sur la Leaf, souhaite proposer ce mode de recharge dès 2014 sur la future berline électrique d’Infiniti. En attendant, l’Allemagne a pris une longueur d’avance. La première voiture électrique à recharge par induction est déjà en service à l’aéroport de Francfort, où elle sert pour des opérations de maintenance pour le compte de la compagnie Lufthansa. Le véhicule a été développé par le constructeur allemand Citysax.

Londres pousse pour l’induction

Connue pour ses technologies sans fil, notamment dans la communication (réseaux 3 G) et la gestion de flottes (30 000 véhicules suivis à distance en Europe), la société américaine Qualcomm est également impliquée dans le secteur émergent de la voiture électrique depuis qu’elle a racheté l’anglais HaloIPT, spécialiste de l’induction. La structure reste basée au Royaume-Uni, où la technologie est par exemple testée au quotidien dans les rues de Londres. Les zones de recharge sont noyées dans les places de parking, dans les bureaux comme dans les centres commerciaux. Une cinquantaine de véhicules sont concernés par ce programme d’expérimentation, qui va durer jusqu’en 2014.

L’induction à bord

Une autre voie consiste à proposer cette technologie à bord pour recharger les appareils électroniques (smartphone, lecteur MP3) sans avoir à sortir de câbles. General Motors, qui a investi dans la société Powermat aux USA, serait un pionnier dans ce domaine.

Recharger en roulant ?

A plus long terme, Qualcomm souhaite pouvoir permettre de recharger en roulant pour éviter que les voitures électriques tombent en panne sur les grandes artères. Une grande idée qui permettrait de réduire la taille des batteries et de baisser le prix des voitures électriques. On pourrait imagine par exemple des zones (stops) où les autos pourraient venir se recharger. Mais, ça c’est une autre histoire.

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