Rétro-caméraLes trois concepts présentés par les constructeurs nationaux sur le thème du 2 L/100 km ont un point commun : le remplacement des rétroviseurs classiques par des caméras. Et ce n’est pas un hasard.

Depuis fort longtemps, les concepts cars qui font rêver les visiteurs des salons de l’automobile s’affranchissent de cet équipement disgracieux qu’est le rétroviseur. Il est remplacé par une rétro-caméra qui renvoie une image au tableau de bord. Mais, cela a toujours été interprété comme une vision futuriste, d’autant que la technologie n’est pas autorisée par la législation.

Mais, cela pourrait changer.

D’abord, les caméras ont fait beaucoup de progrès. Elles sont utilisées notamment en complément du rétroviseur classique pour détecter les obstacles dans l’angle mort (en particulier chez Volvo). Il existe même chez Audi un rétroviseur numérique dont l’image est renvoyée par une caméra installée à l’arrière (comme sur la R18 e-tron quattro qui a remporté les 24 h du Mans). Et que dire des caméras de recul qui se généralisent, y compris sur les modèles d’entrée de gamme ?

La maturité de la technologie plaide pour une révision de la réglementation, d’autant que l’impact n’est pas neutre en termes de consommation de carburant. C’est en tout cas qu’a demandé l’association des constructeurs américains (Alliance of Automobile Manufacturers) auprès du ministère des transports américains. Ses 13 membres (dont VW, Toyota et Tesla) réclament l’autorisation de ces rétroviseurs numériques à partir de 2018.

Avec un tel équipement, l’aérodynamisme de la voiture pourrait être en effet amélioré. C’est d’ailleurs l’argument clé de la XL1 de Volkswagen.

Et en Europe ? Lors de la présentation du programme 2L/100km, le directeur de l’innovation chez Valeo, Guillaume Devauchelle, a laissé entendre que l’évolution de la norme Euro 6 ouvrait la porte à ces rétroviseurs numériques.

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