Pour la première fois de son histoire, Ford va ouvrir un laboratoire de recherche dans la Silicon Valley. Ce labo ouvrira au cours du premier trimestre 2012 et sera situé à Palo Alto, près de chez Apple, Google et Microsoft.

Pourquoi un tel projet ? Le constructeur de Detroit, qui veut rendre la technologie accessible au plus grand nombre, souhaite « trouver les nouveaux partenaires et lancer les nouvelles collaborations qui redéfiniront son rôle de constructeur automobile », explique Paul Mascarenas, en charge de la recherche. Ford n’est pas le seul dans ce cas. Il a été précédé il y a quelques mois par Renault-Nissan (Renault veut avancer sur l’électrique, Nissan sur la télématique) et on trouve déjà sur place des antennes de BMW, GM et de Mercedes. Volkswagen a aussi monté un Electronics Research Lab à Belmont.

On remarquera également que certains constructeurs (Audi, Ford, GM et maintenant Mercedes) vont au CES de Las Vegas, plutôt qu’à Detroit, pour présenter leurs dernières innovations dans le domaine du digital embarqué. L’autre tendance de fond est la préparation de voitures qui conduisent toutes seules et connectées aux réseaux mobiles, à l’exemple de ce que fait Google.

En venant à Palo Alto, à une cinquantaine de km de San Francisco, la marque à l’ovale veut ainsi rester à la pointe de la technologie et développer de futures solutions de mobilité qui tireront parti de la connectivité, de l’informatique dématérialisée (cloud computing) et des technologies respectueuses de l’environnement. De par sa situation géographique, ce labo fera aussi le lien avec le studio Ford de design avancé d’Irvine, en Californie, et avec les employés de l’entreprise détachés chez Microsoft à Redmond (Etat de Washington) pour travailler sur la connectivité.

La feuille de route est déjà tracée pour ce nouveau site de la Silicon Valley. Il travaillera dans les domaines suivants :

La mobilité individuelle

– Le logiciel Open Source. En collaboration avec la startup newyorkaise Bug Labs, Ford s’apprête à lancer l’interface de programmation OpenXC, une plate-forme de recherche qui permettra aux développeurs d’accéder aux données des véhicules afin de créer des applications et des services basés sur le « cloud computing ». Les premiers kits seront livrés dès janvier aux universités impliquées, notamment le MIT, l’université du Michigan et celle de Stanford.

– La « voiture-capteur » : les recherches de Ford sur les capteurs embarqués offrent aux développeurs informatiques un accès à une foule de nouvelles données. A titre d’exemple, la société Weather Underground, basée à San Francisco, envisage d’exploiter les signaux d’activation des essuie-glaces pour affiner ses informations météorologiques locales.

 

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