Malgré un prototype très convaincant, la Phantom 102 EX n’aura pas de suite en série. Ainsi en ont décidé… les clients.

Présentée il y a un an au salon de Genève, la Phantom Experimental Electric était partie ensuite pour un tour du monde de juillet à décembre 2011, de Singapour à Miami en passant par Paris, Tokyo et Dubai. D’heureux privilégiés (clients, VIP et médias) ont pu s’asseoir au volant et rouler avec ce modèle zéro émission, qui est, paraît-il exceptionnel.

Mais, les retours sont globalement négatifs. La 102 EX n’a pas démérité, avec ses deux moteurs électriques à l’arrière développant 290 kW et assurant un couple de 800 Nm (à comparer avec les 338 kW et les 720 Nm de la version thermique à moteur V12 de 6,75 L). Les performances (moins de 8 s de 0 à 100 km/h, 250 km/h) sont bien là. Le problème vient en fait de la batterie (nickel-cobalt-manganèse) de 71 kWh qui limite l’autonomie à 200 km. Ce qui reste malgré tout un exploit pour un véhicule de trois tonnes.

Pour une clientèle qui possède en général un jet privé, ce « fil à la patte » semble inacceptable. Et on voit mal les milliardaires patienter de 8 à 20 h pour la recharge.

Dommage, car même à 200 000 €, la Phantom électrique aurait pu servir de deuxième voiture. Le problème est que la clientèle a changé et que les clients d’aujourd’hui, peu concernés par la crise, le sont également très peu par l’environnement.

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