Le géant de l’Internet a embauché Ron Medford, ancien responsable de la sécurité routière américaine (au sein de la NHTSA), pour préparer avec l’état fédéral le futur cadre réglementaire qui autorisera les véhicules automatisés aux Etats-Unis.

Google carC’est une nomination très habile de la part d’une compagnie qui a déjà obtenu de la part des Etats du Nevada, de Californie et de Floride l’autorisation de faire rouler des voitures sans conducteur. A ce propos, il est quand même utile de préciser  que la législation impose qu’une personne soit présente dans la voiture pour pouvoir intervenir en cas de défaillance du système. Autre précision : si les « Google Cars » ont parcouru à ce jour près de 500 000 km sans accident, l’essentiel de ces parcours s’est déroulé en conduite assistée et pas en conduite entièrement automatique.

A sa façon, Google prépare le terrain. C’est une bonne stratégie, mais ce type d’approche système n’est pas forcément couronné de succès (voir l’exemple de l’alliance Renault-Nissan qui pensait qu’il suffisait d’aller voir les collectivités trois ou quatre ans avant pour que soient installées des bornes pour les voitures électriques). De plus, il y a des partenaires à ne pas négliger comme par exemple les compagnies d’assurances.

 En se lançant dans l’aventure, en 2010, la firme américaine s’est donnée moins de 10 ans pour sortir sa technologie. On évoque même un délai de 3 à 5 ans ces temps-ci, ce qui devrait donc nous amener à une échéance de 2018 au plus tard. Mais, pour réussir, il faudra que le géant de l’Internet parvienne à diviser par 30 en 5 ans le coût des systèmes embarqués. Cela paraît déjà peu probable. Et pour finir, Google ne sait pas encore quelle forme cela prendra. De toute évidence, la compagnie se positionnera sur le logiciel et sa sûreté de fonctionnement. Une brique technologique qu’elle essaiera vraisemblablement ensuite de vendre aux constructeurs, avec à la clé de la cartographie.

Quand bien même Google arriverait à faire adopter des standards aux USA, avec l’aide de sa nouvelle recrue, il semble qu’il y ait encore un peu de chemin à parcourir avant d’envoyer sa Prius chercher des pizzas.

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