La voiture électrique est tendance. Mais son coût et les infrastructures qu’elle nécessite pour pallier sa faible autonomie freinent son développement rapide.

Electrique… Les trois dernières années du monde de l’automobile ont été marquées par l’empreinte verte. Il y eut d’abord les biocarburants, puis les voitures hybrides. La tendance d’aujourd’hui, c’est l’électrique. De nombreux constructeurs exposent et vantent, cette année, au Mondial de l’automobile de Paris, que le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, a inauguré vendredi 1er cotobre, leurs nouveaux modèles de voitures entièrement électriques. Le véhicule électrique « sera un succès », prédit Carlos Ghosn, PDG de Renault et Nissan, pour qui ce salon est l’occasion de dévoiler son offre de futurs modèles électriques. Son concurent PSA n’est pas en reste avec ses Peugeot iOn et Citroën C-Zero. Nissan, ainsi que Smart ou Bolloré, cèdent à la mode du tout-électrique. Comme la plupart des grands constructeurs allemands, nippons ou coréens.

Un sondage de l’institut LH2, pour le compte du quotidien gratuit « Métro » publié le même jour, affirme que près de sept Français sur dix (69 %) seraient prêts à acheter une voiture électrique si elle n’était pas plus chère qu’une voiture classique. Or, c’est là que le bât blesse. Car il ne suffit pas d’approuver le véhicule électrique et de s’inquiéter pour l’environnement. Encore faut-il pouvoir se le payer ! Avec un prix de vente du double voire plus de celui de leurs cousines thermiques classiques, les voitures électriques coûtent cher. Calculant que le coût des batteries représente au moins la moitié du prix total du véhicule, certains comme Shai Agassi affirment avoir trouvé la parade. Le fondateur de la société Better Place préconise de vendre au public la voiture sans ses batteries, qui restent propriété de sa société. Les automobilistes pourront se procurer et changer de batteries dans des stations-service équipées à cet effet….

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