Selon l’OMS, la plupart des villes qui contrôlent la qualité de l’air sont au-delà des seuils recommandés et exposent leurs habitants à des maladies respiratoires.

Le rapport a été publié le 7 mai dernier. On y apprend que la base de données de l’OMS couvre désormais 1600 villes dans 91 pays, soit 500 de plus que lors de la publication du dernier baromètre il y a 3 ans. Le monde prend conscience de l’importance qu’il y a de mesurer la qualité de l’air. Mais, il y a du boulot, car seulement 12 % des habitants des villes respirent un air conforme aux préconisations de l’organisation mondiale de la santé. Par contre, une bonne moitié de la population urbaine est exposée à une pollution 2,5 fois plus élevée que les seuils recommandés.

Les causes de la pollution sont multiples avec les centrales qui tournent au charbon, une circulation automobile anarchique, une mauvaise gestion thermique dans les bâtiments et l’utilisation de biomasse pour le chauffage et la cuisine. L’OMS rappelle au passage que la pollution atmosphérique a été la cause en 2012 de 3,7 millions de décès prématurés, principalement dans les pays pauvres et en Asie.

Et les pays riches ? 816 villes mesurent les particules PM 2,5 et 544 autres les PM10. C’est bien plus que les autres.

L’information est un bon point, mais il faut aussi agir. L’organisation cite en exemple Copenhague et Bogota qui ont su faire évoluer la qualité de l’air en donnant la priorité aux transports publics, le vélo et la marche. Des rues mieux aménagées et permettant le partage sont un bon complément à l’amélioration des moteurs sur les véhicules.

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