Pardon pour ce mauvais jeu de mots… Il se trouve que la prochaine innovation du leader des avertisseurs de zones dangereuses concerne justement la somnolence, qui est une cause importante d’accidents (et même la première sur l’autoroute). Dans le nouveau  Coyote, qui est présenté ce mercredi, le fabricant introduit en effet une solution de prévention de l’endormissement au volant.  Cette solution se fonde sur l’enregistrement en permanence de quatre des principaux facteurs de détection d’un état de somnolence (les variations de vitesse et de direction, ainsi que l’heure et la durée du trajet). Ces informations sont analysées. En cas de doute, l’assistant pose directement la question au conducteur : ressentez vous des symptômes de somnolence ? Et si la réponse est oui, le système  conseille automatiquement de faire une pause.

Pas mal pour un dispositif qui était accusé de tous les maux, il n’y a pas si longtemps. Cette fonction,  pour laquelle Coyote a déposé un brevet dès 2010, sera étendue à terme à toute la gamme. C’est une réplique en version nomade des systèmes embarqués que l’on peut trouver sur certains véhicules (Attention Assist chez Mercedes).

Force est de reconnaître que, si l’objectif numéro un reste de protéger contre la perte de points sur le permis, le fabricant français a de la suite dans les idées. Depuis sa création en 2006, il n’a cessé de déposer des brevets.

Le premier portait naturellement sur le principe de la conduite communautaire, interactive et en temps réel, avec des automobilistes qui s’informent mutuellement de la présence des aléas de la route. Utilisant les technologies combinées du GPS et du GSM, gérées par des serveurs centraux, la solution Coyote est depuis son origine un assistant à la conduite. C’est la raison pour laquelle la communauté se compose de plus d’1,5 million d’utilisateurs. Et plus il y a de membres, mieux ça marche…

Un autre exemple avec le niveau de confiance des Eclaireurs. Les utilisateurs qui renvoient des infos sont notés de la même façon que des vendeurs sur eBay. Là encore, cette innovation brevetée permet de juger la fiabilité des infos remontées par celles et ceux qui se trouvent en amont d’un trajet. La confiance rend la communauté plus responsable.

 C’est d’ailleurs le même principe qui prévaut pour l’affichage des limitations de vitesse. Ce sont les membres de la communauté Coyote qui corrigent le seuil des limitations en vigueur (pas toujours bien signalées), de façon à ce que l’ensemble des clients ait les bonnes infos.

Le dernier exemple concerne les perturbations routières. Dès le démarrage, Coyote a intégré l’info trafic, car il est communicant et peut donc recevoir des infos en temps réel. Mais, il affiné le concept. De la même façon qu’un TomTom – qui utilise les mobiles SFR comme autant de capteurs sur le réseau routier pour en déduire la vitesse de déplacement réelle avec son offre HD Traffic – Coyote tient compte de la vitesse de ses clients et de la géolocalisation pour connaître l’état du trafic. C’est ce qu’il appelle la Gestion Automatique des Perturbations. Par l’analyse de données, Coyote est en mesure de signaler des bouchons ou accidents, avec moult détails sur l’emplacement, le temps que cela va prendre et où se termine la perturbation.

Bref, c’est infiniment mieux que Bison Futé.

La conclusion ? Les assistants d’aide à la conduite peuvent vraiment jouer un rôle en matière de prévention des accidents. Ce genre de dispositif valide la pertinence d’un outil communautaire où chacun peut participer à son niveau, au lieu d’attendre une action de la part d’un Etat central qui ne fera rien. La Sécurité Routière n’a apparemment pas prévu, dans son protocole d’accord, de récupérer ces précieuses infos pour alimenter ses bases de données, ne serait-ce que pour faire une carte des réels points noirs par exemple. Par contre, les autoroutes Paris Rhin Rhône (APRR) ont signé un accord de partenariat avec Coyote. L’accord va dans les deux sens (les infos de Coyote remontent chez APRR et la société d’autoroute relaie des messages de sécurité sur les assistants de conduite). C’est la preuve que ces dispositifs peuvent aussi être utilisés intelligemment, dans un esprit de coopération.

Copyright Carfutur.com