Au congrès ITS de Vienne, on ne parle que de cela. L’automatisation à basse vitesse sur les parkings et en cas de bouchons va arriver plus vite qu’on ne le pense.

La voiture qui roule toute seule, ce n’est pas que dans le Nevada ou en Californie. Pour voir un Range Evoque qui se met en route en mode automatique et qui va aller se garer comme un grand, sur le toit d’un immeuble, il suffit de se rendre au 19ème congrès mondial des ITS en Autriche. Valeo y présente une application de voiturier automatique (Valet Park 4U) qui permet de piloter à distance le véhicule avec un smartphone pour les manœuvres de stationnement. C’est aussi impressionnant qu’une Google Car et… bien moins cher.

On parle beaucoup du géant de l’Internet dans les couloirs du congrès. Et pour cause : la publicité qu’il fait en faveur du véhicule automatisé interpelle l’opinion et pousse les constructeurs à avancer. Mais, Google utilise un matériel hors de prix. Le capteur laser qu’il applique sur ses Prius modifiées coûte plus de 100 000 euros ! En comparaison, celui que Valeo utilise sur l’Evoque pour sa fonction de voiturier automatique ne reviendrait qu’à une centaine d’euros.

Chez Volvo, où on a testé avec succès la circulation en convoi dans le cadre du projet SARTRE*, on imagine déjà la conduite automatisée comme une option. La marque va proposer dès 2014 un assistant qui gère la conduite dans les bouchons, en actionnant à votre place l’accélérateur et le frein. Et il y aura plus dans le futur si affinités. Beaucoup d’acteurs imaginent de l’automatisation pour décharger le conducteur dans les situations les plus pénibles. Les capteurs sont déjà là avec les capteurs à ultrason, les radars, les caméras et pourquoi pas un télémètre laser en plus.

Les japonais affichent aussi une road map sur la conduite automatisée. Pour eux, pas de doute, ce sera à partir de 2020.

Et Google dans tout ça ? Le géant du Net, qui n’est pas au congrès ITS de Vienne, n’a pas forcément les moyens de rendre accessible les composants nécessaires à la conduite autonome. Par contre, il peut se positionner sur la cartographie et les échanges de données issues de capteurs automobiles. Il va aussi vouloir profiter du « temps de cerveau » rendu disponible par l’automatisation pour occuper le conducteur (surf sur Internet, accès aux e-mails). D’autres acteurs, tels que Orange, voient déjà le potentiel de ces séquences, en termes de services et donc de business.

Mais, qui va en profiter ? Les constructeurs ? Google ? Apple ? Les opérateurs ?

En tout cas, la voiture de demain sera doublement connectée : à son environnement et aux autres véhicules dans le trafic grâce à la technologie Car2Car à base de Wi Fi.

*SAfer Road TRans for Environment