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Le groupe, qui se bat pour sa survie et que l’on dénigre pour sa stratégie et son implication dans le diesel, travaille sur bon nombre de projets liés à la voiture de demain. Grâce à une démarche « d’open innovation », en lien avec des labos et des universités, il arrive à contourner les restrictions budgétaires.

Un combustible solide pour 2030

C’est l’idée la plus révolutionnaire du moment. Partant du principe que les particules métalliques dégagent de l’énergie, le groupe envisage de les utiliser en tant que carburant. Stockées à l’état solide dans une boîte, ou diluées dans un liquide, ces particules (aluminium, magnésium, fer) pourraient propulser un véhicule au contact de l’air, d’un mélange d’oxygène et d’hélium, ou encore de CO2. Dans cette configuration, le moteur à combustion interne serait remplacé par une sorte de réacteur. Et ce n’est pas tout, car pour éviter la pollution, les particules oxydées seraient retenues à l’intérieur d’un récipient. L’idée est de remplacer ensuite la boîte vide (mais stockant en partie les particules oxydées) par une boîte pleine. La solution, que PSA imagine à un horizon 2030, est vertueuse car elle élimine les hydrocarbures, utilise des matériaux présents en quantité abondante sur terre et jouent la carte du recyclage naturel. Le bilan CO2 est même équilibré si l’on utilise de l’énergie solaire ou éolienne pour l’oxydo-réduction des particules.

La reconnaissance de gestes

En se basant sur des signes très simples (par exemple : un doigt en l’air pour activer une fonction, deux doigts pour confirmer et un mouvement du pouce pour faire défiler des menus), le conducteur pourrait éviter de lâcher les mains du volant pour piloter certaines fonctions. PSA étudie cette piste en coopération avec Mines ParisTech. Il suffit pour cela d’utiliser une caméra derrière le volant qui analyse les gestes de la main. On peut même imaginer à terme l’analyse du regard. Le groupe souhaite aller plus loin en Chine, où le conducteur pourrait voir s’afficher des infos en réalité augmentée sur le pare-brise, transformé en écran géant, et avec lequel il pourrait interagir.

Internet à bord en utilisant la lumière des plafonniers

Vous connaissez le Wi-Fi, mais avez-vous déjà entendu parler du Li-Fi ? La technologie Light Fidelity a été inventée par la start-up française OLEDCOMM. Ce procédé consiste à transférer par la lumière des LED des données en haut débit. En allumant et en éteignant plusieurs de milliers de fois par seconde une LED, on peut alterner des séries de 1 (lumière allumée) et de 0 (lumière éteinte). Les changements de fréquence sont si rapides qu’ils ne sont pas visibles par l’oeil humain, ce qui permet de transférer tous types de données (vidéo, audio et connexion haut débit) à des vitesses plus élevées que celles que l’on connaît aujourd’hui. En voiture, il devient ainsi possible de passer par la lumière des plafonniers pour transférer des contenus en provenance d’un smartphone ou d’une tablette.

Des matériaux souples qui  influent sur l’aérodynamisme

Le constructeur travaille sur des matériaux dits intelligents, avec alliages à mémoire de forme. En fonction de la température, gérée par courant électrique ou récupération de chaleur, on peut imaginer des actionneurs (entre la lunette arrière et le pavillon) qui viendraient déclencher des fluides pour réduire la traînée aérodynamique. Ces actionneurs seraient complémentaires des solutions passives comme les ailerons ou les déflecteurs.

Une assistance à la conduite qui s’inspire des bancs de poissons

PSA, qui développe en ce moment un assistant de conduite dans les bouchons (avec gestion automatique de l’accélérateur, du frein et de la direction pour maintenir le véhicule dans sa file et garder les distances sans intervention humaine), souhaite fluidifier le trafic en imitant les bancs de poissons. Les véhicules pourraient ainsi gérer correctement les distances et les vitesses, de façon à éviter les collisions, grâce à des capteurs et à la prise en compte de l’environnement en temps réel.

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