Bientôt un utilitaire hybride chez Renault ?

Selon un site Internet, la prochaine génération du Renault Trafic pourrait adopter une chaîne de traction hybride. Info ou intox ?

Selon Autosource, qui est surtout un site de revue de presse, mais qui produit également du contenu original, « la marque au losange travaille dans le plus grand secret sur des motorisations hybrides ». Le site fait état d’une « source industrielle » qui lâche le nom du modèle concerné : le prochain Renault Trafic.

 Le fait que Renault considère la technologie hybride n’est pas une totale surprise. On voit mal la marque au losange se contenter des seuls véhicules électriques, alors que pour le moment le démarrage est très lent. Renault a la chance de faire partie de l’alliance avec Nissan (et Daimler), ce qui lui permet de puiser dans les systèmes hybrides développés par son partenaire japonais en temps voulu. D’autre part, sa branche Renault Trucks commercialise déjà un camion hybride, le Premium Distribution Hybrys Tech.

Alors, pourquoi pas un utilitaire ?

Il semblerait que la marque au losange ait décidé de donner une suite au projet VELROUE. Ce projet de recherche, soutenu par l’Ademe, a été mené pendant trois ans* par Renault, Michelin et l’IFP Energies. Il avait pour objectif de démontrer la faisabilité d’un véhicule utilitaire bi-mode équipé de moteurs-roues sur le train arrière.

Sur la base d’un Kangoo diesel, l’approche consistait à intégrer deux moteurs-roues de Michelin (l’Active Wheel**) à l’arrière, alimentés par un pack de batteries. L’utilitaire peut ainsi fonctionner en mode électrique et procéder à des livraisons sans gaz à effet de serre, avec une autonomie de 50 km. Le véhicule propose également un mode thermique, optimisé pour sa consommation en usage extra-urbain, grâce au concours des moteurs électriques. Et tout cela sans pénaliser l’habitabilité, ni le volume de chargement.

On verra bien si Renault confirme l’information. Qu’il soit bi-mode ou hybride (tout est une question de nuance), l’utilitaire électrifié est un passage obligé. Il y a ensuite plusieurs écoles, du tout électrique (Mercedes Vito E-Cell) à l’association entre moteur thermique et électrique (comme le concept Opel e-Vivaro).

Michelin a eu pour sa part l’occasion d’annoncer récemment que la première application de l’Active Wheel devrait arriver en 2016.

*de 2009 à 2011

**La roue contient un moteur électrique ainsi que les fonctions de freinage et de suspension.

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L’OVE lance le TCO Scope

Cette étude statistique inédite et complète du TCO véhicule met à disposition des indicateurs chiffrés sur les flottes d’entreprises et le coût d’usage des véhicules.

Alors qu’il n’existait pas jusqu’à présent d’indicateurs permettant de suivre le TCO dans le temps, le TCO Scope, renouvelé chaque année, permettra d’identifier des tendances et constitue déjà un outil essentiel d’aide à la décision.

Le TCO Scope véhicule met également en avant un Prix de Revient Kilométrique spécifique aux entreprises, qui évalue le coût d’usage du véhicule pour chaque kilomètre parcouru.
Ainsi le TCO Scope propose les indicateurs de référence pour les véhicules particuliers et les véhicules utilitaires légers thermiques ainsi que pour quelques véhicules électriques.
Le TCO Scope réalise aussi des simulations d’évaluation du coût d’usage de « flottes types » pour toutes les typologies d’entreprises, ce qui permet de situer les coûts d’une flotte par rapport à des exemples types.
Enfin, le TCO Scope propose une comparaison des émissions de CO2 par segment ainsi qu’une estimation du PRK des véhicules en cas de hausse du prix de l’essence ou du diesel.

Ouvrage gratuit pour les adhérents de l’OVE ou disponible sur demande au prix de 29,9 € TTC à :

contact@observatoire-vehicule-entreprise.com

Il n’y aura pas de Rolls Royce électrique

Malgré un prototype très convaincant, la Phantom 102 EX n’aura pas de suite en série. Ainsi en ont décidé… les clients.

Présentée il y a un an au salon de Genève, la Phantom Experimental Electric était partie ensuite pour un tour du monde de juillet à décembre 2011, de Singapour à Miami en passant par Paris, Tokyo et Dubai. D’heureux privilégiés (clients, VIP et médias) ont pu s’asseoir au volant et rouler avec ce modèle zéro émission, qui est, paraît-il exceptionnel.

Mais, les retours sont globalement négatifs. La 102 EX n’a pas démérité, avec ses deux moteurs électriques à l’arrière développant 290 kW et assurant un couple de 800 Nm (à comparer avec les 338 kW et les 720 Nm de la version thermique à moteur V12 de 6,75 L). Les performances (moins de 8 s de 0 à 100 km/h, 250 km/h) sont bien là. Le problème vient en fait de la batterie (nickel-cobalt-manganèse) de 71 kWh qui limite l’autonomie à 200 km. Ce qui reste malgré tout un exploit pour un véhicule de trois tonnes.

Pour une clientèle qui possède en général un jet privé, ce « fil à la patte » semble inacceptable. Et on voit mal les milliardaires patienter de 8 à 20 h pour la recharge.

Dommage, car même à 200 000 €, la Phantom électrique aurait pu servir de deuxième voiture. Le problème est que la clientèle a changé et que les clients d’aujourd’hui, peu concernés par la crise, le sont également très peu par l’environnement.

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Honda poursuit ses recherches sur la mobilité personnelle

Certains ont peut être aperçu l’U-3X sur des salons ou l’ont vu, plus récemment à Paris, où Honda a choisi de l’exposer au Jardin d’Acclimatation, dans le cadre d’un évènement favorisant l’amitié franco-japonaise. C’est à partir de ce curieux engin de mobilité personnelle que le constructeur a développé l’Uni-Cub.

 Il fait lui aussi appel à une technologie exclusive de contrôle de l’équilibre, le Honda Omni Traction Drive System. C’est un système omni-directionnel qui permet de gérer la vitesse, de se déplacer dans n’importe quelle direction, de tourner et de s’arrêter, tout simplement en déplaçant son poids. Pour simplifier, c’est un peu comme le Segway, mais assis et sur une seule roue.

 Assis sur l’Uni-Cub, on peut se déplacer  vers l’avant, en arrière, sur le côté et même en diagonale. Grâce à sa taille compacte, avec une hauteur qui culmine à 74,5 cm, cet engin permet de rester à la hauteur des piétons. On peut s’en servir à l’intérieur de bâtiments, comme un simple bureau par exemple.

 Sur un plan technique, cet engin dispose d’une autonomie de 6 km, grâce à sa batterie lithium-ion. Il peut atteindre la vitesse de 6 km/h, celle d’un bon marcheur. En option, on peut aussi piloter cette petite merveille de technologie par un smartphone.

 A partir de juin prochain, Honda va mener des essais de l’Uni-Cub conjointement avec le Musée national du Japon des sciences émergentes et de l’innovation. En plus d’évaluer la fiabilité et le potentiel de ce moyen de déplacement, ce projet permettra d’explorer les applications pratiques de l’appareil dans un large éventail d’environnements, sur l’archipel et dans d’autres pays.

 La technologie de contrôle de l’équilibre de l’Uni-Cub fait partie du portefeuille de brevets détenus par Honda dans le domaine de la robotique. On pense notamment à Asimo, le robot de renommée mondiale qui est parfois reçu avec le rang d’un chef d’Etat.

 Le constructeur japonais va poursuivre ses recherches sur les technologies liées à la mobilité.

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Londres décroche la médaille d’or de la voiture propre, loin devant Paris

Les prochains JO, qui auront lieu du 27 juillet au 12 août, seront l’occasion pour la capitale britannique, de faire rouler des taxis à hydrogène. Ils seront une quinzaine. Ces Fuel Cell Black Cabs ont été conçus par un consortium mené par Intelligent Energy et associant Lotus Engineering, London Taxis International et TRW Conekt. Ils revendiquent une autonomie de 400 km grâce à leur pile à combustible et leur pack de batterie lithium-polymère. Cette flotte se doublera par ailleurs de 5 scooters Suzuki Burgman, dans le cadre du projet HyTec soutenu par l’Union Européenne.

 Londres met en fait doublement l’accent sur les véhicules zéro émission.

 Dans le cadre des JO, une nouvelle station de remplissage sera mise en service par Air Products, en plus des deux qui servent déjà pour le ravitaillement des bus à hydrogène. La ville s’appuie sur un plan d’action, porté par le London Hydrogen Partnership (LHP). Le plan prévoit une flotte de 150 véhicules à hydrogène en 2012. Il s’agira de voitures, camionnettes, taxis, motos et camions, utilisés par des administrations (Greater London Authority, Transport for London, London Development Agency, London Fire and Emergency Planning AuthorityMetropolitan Police Authority).

 Par ailleurs, le maire Boris Johnson a également pris des engagements en faveur du véhicule électrique. Grâce à un consortium de partenaires publics et privés, mené par Transport for London, 17 millions de £ ont été investis dans l’infrastructure. Londres devrait disposer de 7500 points de recharge d’ici le printemps 2013, avec 1600 points de charge destinés à être installés au cours des 12 prochains mois.

 Londres a également mis en place une flotte de 56 autobus hybrides qui seront complétés par 50 autres cette année. Les nouveaux bus hybrides mis en service en 2012 disposeront d’une nouvelle technologie, réduisant de 40 % la consommation par rapport aux autobus diesel conventionnels et de 15 % par rapport aux modèles hybrides.

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La DS5 Hybrid4 : nouveau symbole de l’excellence française ?

Choisi par le nouveau Président de la République, ce fleuron de Citroën innove par sa technologie hybride. En quoi est-ce un symbole fort ? 

 

Si l’on fait abstraction du toit panoramique découvrable, qui a dû être aménagé à la hâte, le choix de François Hollande s’est porté sur un modèle de série et qui plus est, made in France. La DS5 est en effet produite à Sochaux.

 Par ses dimensions (4,52 m), ce modèle offre un bon compromis. Il se montre bien plus court que la très présidentielle C6 (4,91 m) et même que la C5 (4,78 m), tout en restant statutaire. On soulignera par ailleurs que sa ligne est plus originale (presque baroque diront certains) avec sa silhouette de shooting break, ses flancs sculptés et sa signature lumineuse avec des feux à LED. L’intérieur témoigne aussi d’une certaine audace avec un poste de conduite inspiré des avions de chasse (affichage tête haute en couleur, commandes de type aviation) et un confort d’exception (puits de lumière, sièges en cuir soignés).

 Sur un plan technologique, on a beaucoup parlé évidemment de la chaîne de traction Hybrid4. Il s’agit d’une version plus écologique (99 g de CO2 par km), combinant un moteur électrique de 37 ch avec le moteur turbo diesel HDI de 163 ch. La DS Hybrid4 peut rouler en mode 100 % électrique (mode ZEV) sur 3 à 4 km, ce qui est une première pour un véhicule présidentiel.

 Mais, la DS5 a aussi d’autres atouts. Elle embarque des équipements high tech comme des projecteurs directionnels bi-xénon, la gestion automatique des feux de route par caméra et l’alerte de franchissement de ligne (AFIL vidéo), sans oublier la navigation GPS et une connexion Bluetooth. Elle est aussi équipée du système e-Touch avec appel d’urgence et assistance géolocalisée. Mais, gageons qu’en cas de problème, le Président sera très vite secouru…

La dernière née de la ligne DS est disponible à la commande en concessions à partir de 29 300 euros. Elle se décline en trois niveaux d’équipements (Chic, So Chic et Sport Chic), auxquels s’ajoute une finition Executive dédiée aux entreprises.

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