Francecraft invente la voiture Légo.

Francecraft invente la voiture Légo

Tous ceux qui ont construit des maquettes dans leur jeunesse vont connaître un moment de nostalgie. La start-up Francecraft propose de livrer ses véhicules en pièces détachées, en fonction des options choisies par les clients. L’ambition est simple : « faire de l’automobile autrement ». Voici un nouveau modèle économique qui en déroutera plus d’un.

Francecraft commercialise un véhicule « 100 % personnalisable, évolutif et multi-usage » en réduisant au maximum sa complexité (580 pièces contre en moyenne 10 000 pour une voiture traditionnelle). Cette voiture ne sera pas assemblée dans une usine ad hoc mais dans un réseau de garagistes et carrossiers indépendants, formés au montage de ces voitures, et qui retrouveront de ce fait du travail et de la valeur.

Ces voitures et utilitaires sont «personnalisables à l’extrême», faciles à assembler et tout aussi faciles à réparer et à faire évoluer (il sera possible de changer la carrosserie sur un même chassis pour passer du pick-up au monospace en fonction des besoins). Les voitures sont hybrides ou électriques, avec une autonomie de 100 à 200 km selon les modèles. La vitesse de pointe de ce petit véhicule léger d’appoint est limitée à 100 km/h. La gamme se limite pour l’instant aux Pixel X, Pixel Y et Pixel T. Le client choisit tout ce qui l’intéresse : autonomie, type de véhicule, équipements à intégrer  source d’énergie (hybride, électrique), espace intérieur.

Francecraft vise avant tout le marché des entreprises et des collectivités, mais compte bien d’adresser aux particuliers. L’entreprise espère pouvoir commercialiser auprès de revendeurs ses premiers «kits de vente» dès le premier semestre 2016. Ces kits comprendront un véhicule de démonstration, une formation et un support de vente, pour un prix de 20 000 euros. Le prix pour le client final devrait se situer autour de 10 000 euros.

Francecraft a dépassé l’étape du concept, 80 de ses voitures roulent déjà, notamment à Rambouillet, dans les Yvelines. Cette entreprise de Grigny dans l’Essonne a même représenté la France au dernier CES de Las Vegas.

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Philippe Brendel

CES de Las Vegas 2016 : l’automobile éclipse la high tech

La voiture autonome selon Volvo

La voiture autonome selon Volvo

CES de Las Vegas : les voitures connectées, autonomes et électriques seront les véritables stars du plus grand salon mondial de l’électronique grand public, à partir de mercredi. Constructeurs et géants du net y feront des annonces majeures, confirmant que c’est bien par la technologie que le secteur de l’automobile s’apprête à vivre sa révolution.

Traditionnellement, le Consumer Electronics Show (CES), qui se tient tous les ans à Las Vegas début janvier, représente une rampe de lancement formidable pour les nouveaux produits des marques de l’électronique grand public (informatique, électronique, domotique…). Ce salon, le premier de l’année et le plus important car révélateur des grandes tendances à venir, se distingue par l’éclosion de tout un tas d’objets et de services innovants, parfois insolites et dispensables, parfois géniaux. Certains, à l’image drones Parrot ou des objets connectés Netatmo et Withings, trouveront ensuite le succès. D’autres retomberont dans l’oubli.

Cette année, la donne est un peu différente. Bien sûr, la présence de centaines de startups issues des quatre coins de la planète, dont une délégation française particulièrement fournie, offrira sans nul doute son lot de pépites, notamment dans les objets connectés. Mais un autre secteur, toujours présent au CES mais peu habitué à prendre la lumière, pourrait cette fois leur voler la vedette : l’automobile.

Tesla défié dans la voiture électrique

Il faut dire que l’industrie automobile semble fin prête pour accélérer sa révolution numérique et énergétique. Ainsi, c’est au CES du 6 au 9 janvier prochains, et non au mythique Salon de l’automobile de Detroit, qui se tiendra à la fin du mois, que Ford, BMW, Mercedes, Audi ou encore Volkswagen s’apprêtent à révéler quelques innovations majeures. Un indice qui en dit long sur la nature de la révolution à l’œuvre dans l’automobile. Désormais, il s’agit moins « d’améliorer sans cesse les performances des voitures que de mieux les connecter à leur environnement », comme l’indique une étude de décembre 2015 du cabinet Strategy& sur le marché automobile.

Plusieurs prototypes de véhicules innovants sont attendus au CES dans les prochains jours. Du côté des véhicules électriques, General Motors et Volkswagen vont dévoiler leur propre alternative à Tesla, tandis qu’un nouveau venu, le chinois Fadaray Future, se lancera dans la course. GM présentera Chevy Bolt, qui s’affirme comme l’une des premières voitures électriques abordables pour le grand-public et capable de rouler sur plus de 300 kilomètres sans recharge. Enfin, Volkswagen dévoilera Budd.e, son nouveau combi électrique qui ambitionne également de conquérir le grand public.

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NanoFlowcell invente le moteur à eau salée 

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Le titre de ce billet n’est pas une plaisanterie, la technologie du flow cell ou cellules à flux est bien réelle même s’il ne s’agit pas d’eau de mer comme nous allons le voir. La firme nanoFlowcell® basée au Lichtenstein a construit plusieurs modèles de voitures aux performances incroyables autour de cette technologie.

La Quantino petite soeur de la Quant F est un petit coupé 2 + 2, long de 3,91 mètres dotée de quatre moteurs de 25 kW chacun qui l’entraine jusqu’à 200 kmh. La Quantino est présentée comme la première étape d’un projet de voiture électrique grand public. L’autonomie de l’engin est supérieure à 1000 kilomètres ce qui est exceptionnel pour une voiture fonctionnant à l’électricité.

Le coupé Quantino reprend la technologie mise au point par nanoFlowcell®. Cette technologie novatrice consiste en deux réservoirs contenant un fluide ionique, l’un chargé positivement, l’autre négativement. Lorsqu’ils entrent en contact, les deux génèrent un courant électrique qui alimente le véhicule en énergie grâce à un accumulateur électrochimique et à une pile à combustible. Ce procédé d’oxydoréduction a été développé par la NASA dans les années 1970 pour alimenter des modules spatiaux.

L’autre particularité du véhicule est de fonctionner avec un courant basse tension de 48 V ce qui est très faible comparé à la tension de  323 V l’e-Golf  ou à celle de la Bluecar (plus de 400 V). Cette basse tension présente bien des avantages en matière de sécurité et notamment en cas d’accident.

Les solutions sont stockées dans deux gros réservoirs de 175 litres chacun. Certains parlent « d’eau salée ». Il ne s’agit pas d’eau de mer mais d’un mélange spécifique de sels métalliques.

L’avantage de ces fluides ioniques est qu’ils ne sont, ni toxiques, ni inflammables et qu’ils résistent au froid. L’inconvénient est la place que prennent les réservoirs, qui limite l’espace habitable, et leur poids, ce qui a amené nanoFlowcell® à développer une carrosserie légère en fibres de carbone. Mais les batteries lithium-ion aussi, pèsent lourd et le constructeur met en avant la densité énergétique de ses batteries qui leur est cinq fois supérieure à poids égal (600 Wh/kg ou litre).

Il est possible de recharger la voiture rapidement en changeant les solutions électrolytiques grâce à une pompe (comme pour un véhicule thermique).

La technologie semble prometteuse et nanoFlowcell® est en attente d’homologation.

Il y a cependant des contraintes :  le remplacement des  350 litres de fluide ionique risque de prendre du temps même si le remplissage des deux réservoirs s’effectue simultanément au moyen d’un double tuyau. Où s’effectuera le chargement du liquide ionique ? Il faudra constituer un réseau de remplissage même si la grande autonomie des voitures autorise une densité moindre que celle d’un réseau de recharge électrique.

Rouler en « voiture à eau » n’est sans doute pas pour demain mais sur « le papier et en video » la technologie est séduisante. Vous verrez ci-dessous la vidéo de présentation de la Quant qui a inspiré la Quantino.

Philippe Brendel

Téo Taxi lance ses taxis électriques à Montréal

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 Téo Taxi a lancé son service de taxis électriques à Montréal le 26 novembre 2015. Téo (http://teomtl.com) est l’acronyme de Transport Écologique Optimisé, un concept développé par Taxelco (pour Taxi Electric Company), une société de portefeuille de XPND Capital.

Cette entreprise d’un nouveau genre de taxis électriques propose deux niveaux de services : Téo Taxi se veut le plus abordable et utilise des véhicules blancs et verts (des Nissan Leaf, des Kia Soul et des Tesla), alors que Téo Noir, qui n’utilise que des Tesla noires, doit offrir un service plus sophistiqué et plus coûteux plutôt réservé à une clientèle d’affaire.

En plus d’utiliser des véhicules de dernier cri technologique, Téo Taxi est géré par une plate-forme très avancée de technologies informatiques, de télécommunications et de télématique en temps réel. Le lancement, le 26 novembre dernier  du premier service de taxis électriques à Montréal marque l’introduction d’un nouveau modèle d’affaires dans cette industrie du taxi vieillissante.

Téo Taxi est en période de rodage pour une durée de trois mois avec une cinquantaine de véhicules. Il prévoit d’en avoir cent à la route en 2016 et d’ici quatre ans, Téo Taxi prévoit d’exploiter près de 2000 taxis électriques, ce qui représenterait un investissement total de l’ordre de 250 millions de dollars canadiens (environ 180 millions d’euros).

Téo Taxi présente aussi une autre originalité qui tranche avec les modèles économiques habituels à la Uber qui s’appuient sur des conducteurs indépendants qui achètent ou louent leur véhicule. Le nouveau système de Téo Taxi fonctionne avec des chauffeurs embauchés et salariés autour de $15 l’heure  et qui conduisent des véhicules entièrement surveillés et gérés en temps réel au moyen des dernières technologies embarquées de télématique et de géolocalisation.

Téo TaxisLe service proposé est innovant. Une application mobile permet le partage d’une course entre clients et la réservation d’un taxi. Téo offrira aussi le paiement « mobile », de même qu’un service Wi-Fi gratuit à bord et des chargeurs pour les téléphones cellulaires. Plus tard, des tablettes numériques seront également offertes dans ces taxis. La direction de Taxelco mise sur l’intégration des données de géolocalisation, la gestion des cycles de recharge des voitures et une gestion centralisée en périodes de pointe pour minimiser le temps d’attente des clients.

De l’avis des dirigeants de Téo Taxi, ce modèle de gestion sera beaucoup plus efficace pour optimiser l’usage de la flotte d’une cinquantaine de voitures électriques tout en assurant une meilleure gestion de la qualité de service au profit des clients de Téo Taxi et de ses chauffeurs salariés.

Philippe Brendel

Carwatt donne une seconde vie aux batteries de véhicules électriques

CarwattCréée en 2015, Carwatt est une start-up innovante qui développe des applications embarquées et fixes pour donner une seconde vie aux batteries de véhicules électriques. Elle est hébergée au sein de l’incubateur parisien Paris&Co et a reçu le soutien de BPI France. Ses partenaires sont : Renault, la Mairie de Paris, l’Ecole des Mines d’Alès et le Campus des Métiers et de l’entreprise de Bobigny. Carwatt a été fondé par Gérard Feldzer le très célèbre consultant et vulgarisateur en aéronautique auprès des médias,  qui en est aussi le président

Carwatt développe des applications embarquées pour valoriser les batteries de véhicules électriques devenues insuffisamment performantes pour leur premier usage automobile (à 75 % de leur capacité d’origine). Elle les monte dans des véhicules utilitaires urbains d’occasion, le plus souvent diesel, que Carwatt transforme en véhicules électriques. C’est un bel exemple d’économie circulaire qui consiste à trouver des usages successifs aux objets  afin d’en préserver au mieux leur valeur.

CarwattA l’occasion de la COP21, Carwatt et ses partenaires, Renault, la Mairie de Paris, BPI France, les Mines d’Alès et le Campus des Métiers de Bobigny présentent à la Galerie des solutions au Bourget, du 2 au 9 décembre 2015, un Renault Trafic électrifié. Ce prototype unique au monde est propulsé par des batteries Lithium-Ion en seconde vie issues de véhicules électriques Renault.

Carwatt n’en restera pas au niveau du prototype puisque, l’année prochaine, elle  expérimentera dans les rues de la Capitale d’autres véhicules utilitaires Renault transformés en électrique et ce en partenariat avec la Mairie de Paris.

Voilà qui pourrait donner des idées à tous ceux qui ont des utilitaires diesel à recycler.

Adresse : Paris Région Innovation Nord Express 48, rue René Clair 75018 Paris 
Téléphone : +33 1 40 70 05 46 – contact@carwatt.net – Facebook : @carwattsas

Philippe Brendel

Deinove et ses déinocoques produisent des carburants à partir de matières premières renouvelables

Logo Deinove

Deinove est une société française de biotechnologie, fondée en 2006, qui conçoit et développe de nouveaux procédés de bioproduction (éthanol notamment) fondés sur des bactéries aux potentiels encore inexploités, les déinocoques.

Le déinocoque est une bactérie d’une résistance exceptionnelle dans des conditions de vie extrêmes comme la sécheresse, la famine, le froid, les rayons ultraviolets, les  radiations ionisantes, oxydation etc. Cette bactérie, connue aussi sous le nom de « bactéries du corned beef » est capable de ressusciter en quelques heures après être revenue dans un environnement normal.

Dotées de propriétés génétiques et métaboliques exceptionnelles, les déinocoques sont capables de fabriquer des biocarburants à haute valeur ajoutée  à partir de composants de la biomasse végétale et non alimentaire dont les autres organismes vivants ne savent pas tirer parti. Elles peuvent ainsi convertir en produits intéressants un grand nombre de matières premières (paille, bois, résidus forestiers et agricoles, déchets organiques, municipaux ou industriels) pour en exploiter les principaux constituants (cellulose, hemicellulose, xylan, xylose, arabinoxylan, amidon, glucose, etc.).

Deinol est un nouveau système de production qui convertit la biomasse industrielle en éthanol. Les déinocoques réussissent ainsi à dégrader des déchets verts complexes contenus dans la biomasse en sucres simples puis à les convertir en éthanol, le tout en une seule opération et sans additif (de type enzymes, levures, antibiotiques ou antiseptiques).

Deinove a annoncé, le 19 novembre dernier, avoir réussi à produire de l’éthanol 2G avec de très bonnes performances en fermenteur de 300 litres. Le prochain objectif est de multiplier par 10 les capacités de production industrielle d’éthanol 2G au moyen d’un nouveau fermenteur d’un m3. Après ce succès, Deinove espère être capable de fournir une solution technique technologiquement et  économiquement viable d’ici 2018.

Le prix du baril de pétrole est aujourd’hui autour de 45 $, ce qui en fait un produit aujourd’hui bon marché. Deinove devrait en profiter puisque sa solution permet de fournir aux industriels les enzymes nécessaires à la production de bioéthanol à des coûts enzymatiques bien inférieurs à ce qu’ils sont aujourd’hui (aujourd’hui environ 30 % du coût total).

Pour accélérer son développement, Deinove lance une augmentation de capital de 9,3 millions d’euros jusqu’au 14 décembre.

Longue vie au « déinocoque » !

Philippe Brendel