Nouvelle DS5 : d’avant-garde mais pas tout à fait Premium

DS5

Alors que l’on célèbre cette année les 60 ans de la DS*, et que Paris accueille en fin de semaine la DS Week, la griffe Premium de PSA a présenté la nouvelle version de la DS5. Elle fait des progrès mais reste encore un peu un OVNI.

« Spirit d’avant-garde » : c’est donc le slogan de DS, qui est désormais une marque à part entière. Et comme le proclame un spot de pub, que l’on va voir partout à la TV, la griffe de luxe de PSA joue la carte du design, de la technologie innovante et du chic à la française. Il est vrai que toutes les voitures de la gamme, même celles qui sont vendues en Chine, sont conçues dans l’hexagone, et plus particulièrement à Paris, capitale de la mode et du luxe.

Présentée comme un « concept car roulant », la nouvelle DS5 a une vraie personnalité. Elle en impose avec sa calandre DS wings, le dessin de ses projecteurs à LED travaillés comme des pierres serties et le sabre chromé qui surligne les vitres avant. Mais, le vaisseau-amiral de la gamme a surtout une ligne très atypique et un intérieur encore plus déroutant, avec un habitacle conçu comme un cockpit d’avion avec des touches à la fois sur le plafonnier et de part et d’autre d’une console centrale qui se prolonge entre les sièges.

Mais, avec l’arrivée d’un écran tactile (de petite taille, c’est dommage), pas mal de boutons ont disparu au passage. Et la DS5 donne accès désormais à des services connectés bien pratiques, grâce au système MirrorLink (à condition d’avoir un smartphone de type HTC ou Samsung). Le client a le choix entre la navigation, Coyote, les webradios et la lecture de livres audio. Il bénéficie aussi d’une application MyDS (avec accès aux distributeurs de la marque, réplication de l’agenda et lecture vocale de SMS). Et en prime, le boîtier DS Connect d’appel d’urgence offre la possibilité d’activer des packs de services, dont un (pack monitoring) qui transmet régulièrement un bulletin de santé de la mécanique et des alertes si nécessaire.

En parlant de mécanique, nous avons eu l’occasion de rouler dans la version BlueHDI 180 ch avec boîte auto EAT6. Les dirigeants de DS en sont fiers, car elle est homologuée pour 110 g, ce qui est une performance dans la catégorie. Mais, notre consommation affichait 7,7 l/100 km en moyenne (parcours routier et autoroutier), au lieu des 4,3 litres promis. La DS5 existe toujours en version Hybrid4 à 90 g, qui ne séduit plus que 15 % des clients ces derniers temps (contre 35 % au démarrage). En essence, le THP de 165 ch est une motorisation mise en avant, d’autant qu’elle est couplée avec la boîte auto à 6 rapports.

Le parti pris est de faire autre chose que le Premium à l’allemande. La marque DS préfère donc mettre l’accent sur des innovations qui se voient et le traitement des matières. Pourquoi pas ? La DS5 restylée a une liste honorable d’aides à la conduite (même si elle n’a pas le freinage automatique de la DS3). Mais, elle n’a pas CarPlay ou Android Auto et la qualité perçue n’est pas à la hauteur du positionnement fashion.

Il y a encore du travail avant d’inquiéter les marques haut de gamme, mais la volonté est là. La marque a l’intention de proposer une gamme de 6 modèles d’ici 2018, avec des autos qui seront les mêmes sur tous les marchés. Des voitures avec des aides à la conduite, encore plus de connectivité, de l’hybride rechargeable et probablement un accent sur le bien-être à bord.

*Notre modèle d’essai était d’ailleurs un exemplaire de la série limitée DS 1955

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Nissan X-Trail hybride : viendra-t-il un jour en Europe ?

X Trail hybride

Au Japon, l’allié de Renault vient de lancer une version hybride essence de son SUV. Peut-on espérer le voir un jour en Europe, en alternative au diesel ?

Et voici donc le X-Trail hybride. Le SUV de Nissan intègre un moteur électrique de 41 ch en association avec le 2 L 4 cylindres de 147 ch à injection directe. Le tout est relié à une batterie lithium-ion à charge et décharge rapide et de taille compacte. Un couplage qui permet de réduire de 75 % les rejets de NOx selon le cycle d’homologation japonais. Dans cette configuration, et avec en prime une récupération d’énergie au freinage et des pneus à faible résistance au roulement, le X-Trail revendique une consommation de 4,8 L/100 km (au lieu de 6,1 litre pour le 2 litres essence). C’est naturellement plus si on opte pour la version à 4 roues motrices.

Pas si mal, d’autant qu’il embarque aussi des technologies comme le freinage automatique d’urgence, l’aide au parking et le système NissanConnect. En performance, il peut rivaliser avec une version équivalente de 2,5 L.

La marque japonaise met en avant la douceur de conduite, grâce à un système de double embrayage qui fait le lien entre le moteur électrique et la boîte CVT.

Pour autant, il n’est pas certain que ce X-Trail hybride vienne jusqu’en Europe. Nissan semble privilégier encore et toujours le diesel pour ce modèle. Dommage, car il aurait pu donner la réplique au Rav4 hybride de Toyota, qui lui arrivera chez nous début 2016.

Nissan semble par ailleurs pousser un peu plus l’hybride, avec une version du Rogue (un autre SUV) qui est sorti au Japon et pourrait se décliner aux USA.

Mais, cela ne veut pas dire la fin de l’électrique pour autant chez Nissan. Le Nikkei écrit que la marque lancera lors de l’année fiscale 2016 deux nouveaux modèles : la remplaçante de la Leaf avec une plus grande autonomie et un mini véhicule élaboré en commun avec Mitsubishi.

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La nouvelle Série 3 se déclinera bientôt en hybride rechargeable

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Alors que le constructeur allemand procède au lancement de la nouvelle version de son best-seller, dont les motorisations essence et diesel sont encore plus sobres, les gestionnaires de flottes seront ravis d’apprendre qu’une version plug in est planifiée pour 2016.

La 330e sera particulièrement intéressante pour les entreprises avec des émissions de CO2 de 49 g par km et une consommation en cycle mixte de 2,1 l/100 km. Sa technologie hybride rechargeable combinera un moteur à essence de deux litres développant 184 ch et un moteur électrique débitant 80 kW. Avec une puissance cumulée de 252 ch et un couple total de 420 Newtons-mètres, la BMW 330e proposera à la fois des performances de premier plan (0 à 100 km/h en seulement 6,3 secondes) et un appétit de chameau.

En milieu urbain par exemple, la Série 3 rechargeable pourra parcourir jusqu’à 35 kilomètres en mode tout électrique.

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Land Rover étrenne une caméra intelligente

Land rover

Le nouveau Discovery Sport est le premier modèle à adopter de série une caméra vidéo stéréo associée à un système de freinage d’urgence. Un seul capteur suffit à remplir la fonction, là où deux étaient nécessaires auparavant.

Et cette innovation est signée Bosch. Dans le cadre d’un co-développement, avec Land Rover, l’équipementier allemand a réussi à simplifier une prestation qui nécessite habituellement un capteur radar ou l’association d’un capteur radar et d’un capteur vidéo. Grâce à sa nouvelle caméra vidéo stéréo, Bosch a réalisé une première mondiale car le freinage d’urgence est déclenché en se basant sur les seules données fournies par la caméra.

Dotée de capteurs d’image et de lentilles photosensibles, la caméra présente un angle de vision de 50 degrés à l’horizontale, avec une portée de mesure 3D supérieure à 50 mètres. Grâce à la détection dans l’espace, il est ainsi possible de calculer par exemple la distance par rapport aux véhicules qui précèdent à partir des seuls signaux vidéo.

La caméra est non seulement très sensible, mais également compacte.

Outre le système de freinage d’urgence, le nouveau Land Rover Discovery Sport se base aussi sur la caméra pour la reconnaissance des panneaux de signalisation, ainsi que pour l’avertisseur de changement de voie, qui alerte le conducteur avant tout changement de voie intempestif par des vibrations au volant.

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Chez Peugeot, le 2 L/100 km c’est maintenant

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Dans sa version 1.6L BlueHDi 100 Stop & Start, avec boîte manuelle à 5 rapports, la citadine française a établi un nouveau record de consommation sur longue distance homologué par l’UTAC.

Ce sont ainsi 2 152 km qui ont été parcourus avec 43 litres de gazole, soit une consommation moyenne de carburant de seulement 2,0 l / 100 km. Pour parvenir à ce résultat, plusieurs conducteurs se sont succédé pendant 38 h à son volant sur la piste d’essai de Belchamp (Doubs). Une performance réalisée fin avril et sous le contrôle de l’UTAC.

Et ce n’était pas un prototype. La marque au lion a simplement utilisé une version « Très Basse Consommation » disponible dans la gamme, avec un becquet qui renforce l’aérodynamisme et chaussée de pneus Michelin Energy +. Avec une consommation moyenne mixte homologuée à 3 L / 100 km et des émissions contenues à 79 g / km de CO2, le moteur 1,6 L BlueHDI démontre que le diesel est le plus court chemin pour réduire le niveau des gaz à effet de serre. Un diesel propre, précise Peugeot, qui met en avant le FAP additivé et la catalyse SCR.

A l’heure où certains politiques réclament encore plus de véhicules électriques, dans la perspective de la COP 21 et pour calmer le courroux de Bruxelles qui veut condamner la France pour le non-respect des émissions de particules, le diesel n’est pas encore mort. Sa part se maintient à 59 % dans les immats de véhicules neufs, selon le CCFA.

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Bolloré fait déjà la même chose que Tesla

IMG_0850Au-delà de son métier de constructeur de voitures électriques, le patron la marque californienne va vendre des batteries destinées aux maisons et aux entreprises et qui, selon ses termes, vont «fondamentalement changer la manière dont le monde utilise l’électricité ».

Le concept a pour nom Powerwall. Ces batteries d’une capacité de 10 kWh permettront de stocker l’énergie produite par des panneaux solaires ou des éoliennes. Elles pourront être également branchées au secteur, afin de réduire les factures d’électricité : rechargées aux heures creuses, elles fourniront l’énergie quand celle-ci est chère. En cumulant plusieurs batteries, les ménages pourront s’affranchir totalement des énergies fossiles, promet Elon Musk.

Pour les grandes entreprises et les producteurs d’énergie, Tesla propose une batterie dix fois plus puissante, de 100 kWh.

Au risque de fâcher les geeks, il y a quelqu’un en France qui fait déjà ça. C’est Vincent Bolloré, à travers son groupe Blue Solutions. A partir de son expertise dans les batteries lithium métal polymère (LMP), qui sont embarquées à la fois sur des voitures électriques et des bus, l’industriel breton a diversifié ses activités. Il propose aussi des applications stationnaires.

Ainsi, « Bluestorage » développe une gamme de solutions de stockage d’énergie, allant de quelques kWh à plusieurs MWh d’énergie stockée, orientées vers les différents clients finaux : les consommateurs d’électricité (particuliers, entreprises…) et les acteurs des réseaux électriques.

Il y a aussi la Bluehouse, qui est le premier bâtiment autonome en énergie. Elle est équipée de 120 m2 de panneaux photovoltaïques qui produisent assez d’énergie pour couvrir les besoins en énergie pendant la journée et pour recharger 45 kWh de batteries LMP stationnaires.

Le Groupe a développé également un concept innovant et écologique pour le continent africain, dénommé « Blue Zone » qui permet d’installer des espaces de vie autonomes équipés de batteries alimentées par l’énergie solaire. Par ailleurs, Bluestorage a développé un concept de transports en communs 100 % verts reposant sur des panneaux solaires délivrés par Bluesun, une société détenue en partenariat avec le Groupe Total, des batteries LMP stationnaires et des Bluebus.

Par ailleurs, Buestorage a créé une filiale, BlueElec, dont l’objectif est de développer et d’opérer des solutions de stockage d’énergie permettant de valoriser les capacités d’effacement de consommation.

En gros, le groupe Bolloré fait déjà depuis quelques années ce que Tesla vient d’annoncer. Mais la Californie, ça fait un peu plus rêver que la Bretagne et l’Afrique. C’est dommage…

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