Bonus écologique 2016 : danger !

Hier, la presse a révélé le déroutant projet de réduction du bonus écologique 2016 sur les hybrides, qu’ils soient rechargeables ou non. Le bonus pour les hybrides dont le taux d’admission est compris entre 61 et 110 g  de CO2 passerait de 2 000 € à 750 € et celui sur les hybrides rechargeables (entre 21 et 60 g de CO2) passerait de 4 000 € à 1 000 €. Le bonus de 6 300 € dont profitent les véhicules électriques resterait inchangé.

Rien n’est encore précisé sur les modalités d’application de ces bonus.

Ce projet est incompréhensible au moment où les immatriculations de véhicules hybrides  (40 000 à fin septembre) et celles des véhicules hybrides rechargeables (3 600 immatriculations depuis le début de l’année) décollent. C’est aussi en contradiction avec les propos du gouvernement qui veut favoriser les énergies alternatives et notamment les voitures électriques et qui cherche à « briller » à quelques mois de la conférence mondiale sur le climat à Paris (COP 21).

Les constructeurs français Peugeot et Renault qui s’apprêtent à lancer leurs véhicules hybrides  et véhicules hybrides rechargeables d’ici 2017/2018 apprécieront ce projet de nouveau bonus écologique 2016.

Attendons les discussions parlementaires pour en savoir davantage. Il est vraisemblable que la discussion parlementaire et le bon sens apporteront les modifications nécessaires..

Bonus écologique 2016

Bonus écologique 2016

Dernière nouvelle : Ségolène Royal vient d’annoncer que le bonus écologique total de 10 000 € (6 300 + 3 700 €) sera accordé à ceux qui achètent un véhicule électrique et mettent à la casse un véhicule diesel de plus de 10 ans et non plus de 15 ans.

Philippe Brendel

Affaire VW : ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain

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Tout le monde sait que les constructeurs optimisent leurs voitures (l’hybridation sur certains véhicules haut de gamme en est un bon exemple) et utilisent certaines astuces en vue d’obtenir les meilleurs résultats lors du passage des normes NEDC . Il n’y a pas que cela, le cycle NEDC est complètement déconnecté d’une utilisation réelle, c’est pourquoi les résultats de ce cycle sont loin de la réalité (40 % en moyenne), c’est connu et archi connu. Ceux qui semblent découvrir aujourd’hui cette situation sont des tartuffes. Cette situation va bientôt changer avec l’arrivée du cycle d’homologation mondial WLTP en 2017, beaucoup plus proche de la réalité.

Dans cette affaire VW ou Volkswagengate pour être à la mode, si la tricherie est avérée, c’est différent. Il y a là la volonté de tricher en faisant fonctionner un moteur différemment au moment du test pour obtenir de meilleurs résultats (surtout en ce qui concerne le taux d’émission de NOX). Ce n’est plus la même voiture qui est testée, et en plus la voiture détecte toute seule le moment où elle doit se transfigurer, c’est à dire au moment de la réalisation du cycle. C’est la voiture « superman ».

Si tricherie il y a, c’est très grave. VW doit être sanctionnée, même si ses voitures restent de qualité, car c’est la confiance avec les autorités et avec les clients qui est rompue. Mais laissons faire la justice américaine même si la cause semble entendue et remercions ceux qui ont découvert la supercherie.

En revanche, méfions nous du réveil des idéologues (exemple, les dernières déclarations de Denis Beaupin) qui ne vont pas manquer de prendre le train en marche et en profiter pour réclamer l’éradication du diesel (et de la voiture) sans savoir ce qu’il en est en réalité, en mettant tout le monde dans le même sac et en niant les progrès, de toute façon accomplis, par ces motorisations, en particulier en matière de consommation et d’émissions de CO2.

Dans tous les cas, il serait judicieux que nos constructeurs prennent rapidement la parole (1) avant que la polémique les dépasse et provoque des dégats difficilement réparables. Les absents ont toujours tort.

(1) En espérant qu’ils n’ont pas eux aussi utilisé de tels dispositifs.

Philippe Brendel

La voiture d’occasion fossoyeuse de diesel (Le Point)

Capture d’écran 2015-07-17 à 03.15.17Nous avons tous connu une voiture d’occasion dans notre existence. Spécialement à nos débuts d’automobiliste où l’absence de moyens interdit d’emblée l’accès à une voiture neuve. L’occasion plus ou moins ancienne offre en effet un vaste choix qui peut être chahuté par le progrès technique et diminuer les prestations à bord, voire ne pas satisfaire aux normes antipollution. Celles-ci vont peser un peu plus chaque jour avec la politique écologique de nombreuses villes et la chasse aux sorcières lancée contre les vieux diesels.

La société de cotation Autovista, filiale d’EurotaxGlass’s Group, spécialisée dans l’évaluation des valeurs résiduelles des voitures d’occasion, estime ainsi qu’un grand écart risque de se produire entre les motorisations essence et diesel. Alors que pour la première fois depuis le début de l’année, le marché de la seconde main a tout juste dépassé les 500 000 transactions (520 004, à + 12,3 %) atteignant depuis le début de l’année un cumul de 2,7 millions d’unités (+ 2,4 %), on revient à un ratio assez classique de 2,7 VO immatriculées pour 1 VN.

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Le véhicule d’entreprise à hydrogène est une réalité en région Rhône-Alpes

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Dans le cadre du projet HyWay, financé par la Région et l’ADEME, pas de moins de vingt-et-un véhicules sont en service à Grenoble et trois stations de recharge opérationnelles.
Coordonné par le pôle de compétitivité Tenerrdis, spécialisé dans l’énergie, le projet HyWay entre dans le concret. Des entreprises* et administrations utilisent au quotidien sur Lyon et Grenoble la plus importante flotte de véhicules à hydrogène en Europe. Il s’agit de Renault Kangoo ZE-H2, des utilitaires électriques équipés du prolongateur d’autonomie avec pile à combustible de Symbio FCell (basé sur une technologie du CEA). Cela leur permet de parcourir 300 km par jour en conditions d’exploitation urbaine intensive.
Ces véhicules aux couleurs de leurs clients utilisateurs ont été présentés chez Auto-Losange, une concession Renault située à Fontaine, en banlieue de Grenoble.
Ces véhicules vont dans un premier temps se recharger en hydrogène auprès des stations d’Air Liquide à Sassenage, et à Grenoble sur les sites de Symbio FCell et du CEA. Une autre station de plus grande capacité sera mise en service dans la ville à l’automne par Air Liquide chez GEG. Elle sera à terme alimentée par une unité de production d’hydrogène vert opérée par Cofely Services et équipée d’électrolyseurs McPhy Energy.
Alors que la France pêche par son manque d’infrastructures, le projet HyWay met en oeuvre un modèle unique et innovant de déploiement autour de flottes captives et permet de promouvoir les compétences françaises dans ce domaine.
Une première qui suscite de l’intérêt en Europe et qui permettra peut-être de démarrer un réseau de stations en France.

*Air Liquide, CEA, CETUP, Cofely Services, Colas, Crédit Agricole Sud Rhône Alpes, Département de l’Isère, Eolya, Grenoble-Alpes Métropole, Groupe Vicat, La Poste, Qualit’Express, Schneider Electric, SERFIM Eau FILEPPI, SIERG, Tronico

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Pastilles de couleur : la nouvelle usine à gaz contre la pollution

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Revoici la pastille verte. Ou plutôt, voici des pastilles de couleur… difficiles à avaler pour les automobilistes. Selon la classification, ils seront autorisés ou non à rouler en cas de pic de pollution, et ce droit sera dicté par les villes.

Bleue (pour les véhicules électriques), orange, rouge, grise et bien sûr verte* pour les meilleures élèves : telles sont les nuances que Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, a retenues pour les pastilles de couleur destinées à distingue les voitures les plus polluantes des plus vertueuses pour l’environnement. Baptisé Critair, ce dispositif est calqué sur le système mis en place en Allemagne. Mais il y en a tout 7 nuances de couleur !

Annoncée pour le 1er janvier 2016, la nouvelle pastille automobile sera, de fait, facultative. C’est l’automobiliste qui fera le choix ou non de la commander sur Internet. Gratuite les six premiers mois de l’année, la pastille coûtera ensuite cinq euros. Inutile de dire que l’automobiliste avec une pastille grise ne sera pas très motivé pour la payer et se faire ainsi repérer par les forces de l’ordre facilement lors des journées de circulation alternée.

Le seul intérêt est de pouvoir faciliter les déplacements des automobilistes les plus « écolo-compatibles ». Les pastilles vertes et bleues pourraient ainsi permettre à leurs chauffeurs de circuler lors des jours de pics de pollution, de bénéficier de stationnement gratuit voire même de rouler dans les couloirs de bus. Mais, cela dépend des décisions que voudront bien appliquer les mairies.

En résumé, un gadget écologique censé montrer le bon exemple.

*Avec une nuance entre la verte pour les véhicules essence depuis 2011 et verte-anis pour les diesel depuis 2011, alors qu’un moteur essence à injection directe pollue plus qu’un diesel Euro 6. Le diesel ancien est rouge carmin, alors qu’un vieux véhicule à essence est rouge. Une discrimination que contestent les constructeurs automobiles français.

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Honda veut battre un record de consommation en diesel

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Le constructeur japonais va mettre à l’épreuve la consommation de carburant de son moteur 1.6 i-DTEC à l’occasion d’un road trip XXL en Europe.

En ce 1er juin, deux membres de l’équipe européenne de Recherche & Développement (R&D) de Honda monteront à bord d’une Honda Civic Tourer au départ d’Aalst, en Belgique. Prenant la direction des Pays-Bas et de l’Allemagne, ils sillonneront le continent dans le sens des aiguilles d’une montre, avec pour mission de retourner à leur point de départ quelque 25 jours plus tard, le 25 juin, après avoir parcouru la distance prévue de 13 614 km.

Ils vont traverser en tout 24 pays limitrophes en Europe, avec pour objectif d’établir un nouveau record d’économie de carburant pour le GUINNESS WORLD RECORDS.

Quoi qu’en disent les blogs écologistes et les partisans de l’électrique, c’est encore le diesel qui se montre le plus performant pour les records de consommation. Et le fait que ce soit un constructeur japonais, et non pas un Peugeot (qui a déjà fait un record avec une 208 BlueHDI à 2 litres) qui se lance dans cette aventure donne encore plus de crédit à cette initiative.

Voici la suite qui permettra de suivre le Real Fuel Challenge : http://www.tracker.co.uk/realfuelchallenge/

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