panneau ve

Alors que la tendance est de réduire le nombre de plans (34 à ce jour) de la nouvelle France Industrielle, après le départ d’Arnaud Montebourg, celui sur les bornes électriques de recharge devrait rester inchangé. C’est même celui qui reflète le plus la politique du gouvernement en faveur du développement de l’électromobilité.

Piloté par un préfet, Francis Vuibert, et fédérant l’ensemble des acteurs industriels du secteur, ce plan a notamment contribué à l’accélération du déploiement du réseau national d’infrastructures de recharge. Tout le monde a en tête le projet de réseau national porté par le groupe Bolloré (16 000 points de charge en 4 ans, financé sur fonds propres à hauteur de 150 M€ en échange d’une exonération de redevance). Mais, il faut citer également celui de la CNR (Compagnie Nationale du Rhône), qui va créer, dès cette année, un corridor de bornes de recharge rapides traversant trois régions : Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes Côte D’Azur. Ce sont au total 27 bornes, équipées pour la plupart de 2 points de charge qui permettront aux utilisateurs de recharger leur véhicule en moins de 30 minutes. Les bornes seront implantées tous les 30 km maximum « pour assurer une continuité de service depuis la frontière suisse jusqu’à la Méditerranée.

En ce qui concerne les projets liés aux collectivités, il existe toujours une enveloppe de 50 millions d’euros pour financer les infrastructures. Ce budget, issu des Investissements d’avenir, et qui existait déjà à l’époque de la mission Hirtzman, n’est pas encore épuisé. Toutefois, on en est désormais à un total de 30 millions engagés.

Le souhait du gouvernement est de rendre ce réseau de bornes accessible. C’est la raison pour laquelle il prépare de nouveaux panneaux de signalisation. Il a aussi été créé un répertoire public des stations de recharge sur data.gouv.fr (même si d’autres répertoires existent, comme le site ChargeMap). Dans une logique de clarté et d’ouverture, les opérateurs de l’électromobilité ont fondé une association, l’AFIREV, dans le but d’échanger des données et les rendre accessibles aux particuliers. Ce n’est pas une couche supplémentaire qui vient se superposer au GIREVE (Groupement pour l’Itinérance des Recharges Électriques de Véhicules), lequel se porte garant de la compatibilité des bornes et des moyens de paiement.

Par ailleurs, l’Etat français prépare le futur. Un groupe a été fondé autour d’industriels pour expérimenter la recharge par induction et surtout définir des standards. La leçon semble avoir été retenue, après le coup de la prise de type 2 allemande (préférée à celle de type 3 des français), adoptée par l’Europe.

Copyright Carfutur.com