La filiale française du constructeur allemand est sur tous les fronts. Elle est par exemple présente en ce moment sur le salon automobile de Lyon, où un exemplaire de la Mini E et utilisé par le CEA est exposé dans le cadre d’un espace dédié à la voiture électrique.

BMW va également présenter le 17 octobre à Paris le bilan de son premier test de Mini E sur Paris. Ce sera l’occasion de tirer de précieux enseignements, alors que la seconde vague de tests a débuté en juillet et qu’elle se poursuit jusqu’à la fin de l’année. Mais, la journée sera surtout marquée par la présentation de la stratégie du groupe en matière d’électro mobilité, en présence d’un membre du directoire, Klaus Draeger. On verra à cette occasion pour la première fois en France l’Active E, le second modèle électrique de la gamme.

Pourquoi un tel événement ? La France est l’un des marchés majeurs pour BMW dans le domaine de l’électro mobilité. La filiale française a d’ailleurs pour ambition de faire 8 % de parts de marché sur ce nouveau segment, alors qu’elle ne pèse que 2 % dans les immats.

S’il faudra patienter 2013 pour voir rouler en France la future citadine 100 % électrique de la marque à l’hélice, la i3, on pourra en revanche croiser la Série 1 électrique dès l’année prochaine. BMW France va en effet bénéficier de 20 exemplaires de ce modèle, qui seront testés par des entreprises exclusivement. L’une d’elle sera d’ailleurs MFC (Maisons France Confort), qui a lancé un projet de recherche MFC 2020 de maison à énergie positive dans la région de Lyon.

Qu’est-ce que l’Active E ? Il s’agit d’une version électrifiée de la Série 1, destinée à valider les composants (moteur électrique et batterie) de la future i3. Ce n’est qu’un prototype, mais la qualité de finition est telle qu’on dirait un modèle de série.

Pour avoir pu l’essayer, à l’occasion d’un déplacement en Allemagne, nous avons pu constater que l’Active E est un modèle typé sport. Elaboré sur la base du Coupé Série 1 d’ancienne génération, et doté d’un moteur de 125 kW, il accélère de 0 à 100 km/h en 9 s et atteint 145 kmh en vitesse de pointe. Un chiffre que nous avons pu vérifier. Par rapport à la Mini E, le poids des batteries est mieux réparti sur les deux essieux. Mais l’auto est aussi plus lourde (300 kg de plus avec 1,8 t), d’où des performances un peu en retrait. L’Active E conserve également une qualité de la Mini E, qui est celle de procurer une forte décélération. Il n’est même pas nécessaire de toucher aux freins, un simple lever de pied suffisant à ralentir fortement la voiture, tout en récupérant au passage de l’énergie.

Le but était de proposer avant tout une vraie voiture, avec 4 places, un coffre décent et des équipements de confort dont la climatisation et toute la panoplie de communication Connected Drive. A ce propos, l’autonomie de la batterie de kWh (192 cellules) est de 205 km selon le cycle européen NEDC. C’est-à-dire en vérité 160 km, comme le reconnaît BMW. Pour préserver l’autonomie, la marque bavaroise propose un  mode Eco Pro qui agit sur certains paramètres de la voiture, dont la clim’.

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