BMW i3 par Carfutur

Le constructeur allemand vient de présenter officiellement la i3, son premier modèle électrique de série. Un véhicule Premium, très abouti techniquement et dont la stratégie repose en partie sur les flottes.
Annoncée depuis le début du Projet i (ou Mégacity), la date de lancement de la i3 sera donc tenue. BMW a respecté les délais et a mis en place une filière industrielle, à la fois pour la construction allégée (avec le plastique renforcé par de la fibre de carbone) et pour les composants électriques (moteur et batterie assemblés en interne). Et comme on pouvait s’y attendre, ce modèle sera performant, respectant ainsi le plaisir de conduire chez à BMW.
La blogosphère militante essaie de se rassurer comme elle le peut, en comparant le design et les prix par rapport à la Zoé. Mais, les deux véhicules ne boxent pas dans la même catégorie. « C’est comme si on comparait une Clio 90 ch et une Clio RS », commente-t-on chez BMW. Avec un moteur de 170 ch (125 kW), la i3 joue clairement la carte du dynamisme, le 0 à 100 km/h étant expédié en 7,2 s, dont 3,7 s de 0 à 60). Et l’autonomie ? Tout dépend naturellement du style de conduite. La batterie, d’une même capacité que celle de la Zoé (22 kWh) et faisant appel elle aussi à de la technologie coréenne (cellules fournies par Samsung), assure en mode confort une autonomie entre 130 et 160 km. BMW, qui a cumulé plus de 20 millions de km en test depuis 2008, estime que cela correspond à la plupart des besoins de la clientèle ciblée. Il faut toutefois préciser que le mode ECO PRO d’éco conduite permet de porter l’autonomie jusqu’à 180 km, et même à 200 km quand on donne un tour de vis supplémentaire avec le mode ECO PRO+ (vitesse bridée à 90 km/h). Autre atout : la puissance de la récupération de l’énergie au freinage, qui permet de faire ralentir la voiture dans 75 % des cas en levant simplement le pied et de rouler ainsi en mode roue libre. Le recours intensif à ce mode permet d’améliorer de 20 % le rayon d’action.
Et pour ceux qui ne se satisferaient pas de l’autonomie, un range extender (baptisé REX) est proposé en option pour la bagatelle de 4710 euros. Ce bi-cylindre de 34 ch, dérivé d’un scooter 650 cm3 de la gamme BMW, permet de porter l’autonomie jusqu’à 300 km. Il permet de recharger la batterie, comme sur une Ampera et une Volt, en limitant les rejets à 13 g de CO2 par km.
La i3 se distingue par de nombreux avantages. Outre son allure moderne et dynamique, l’électrique de BMW est totalement connectée (le GPS, relié à un serveur, calcule en permanence l’autonomie restante et affiche automatiquement les bornes à proximité, le relais étant assuré par une application pour smartphone qui pilote à distance la charge et le chauffage, et qui va jusqu’à intégrer les transports en commun dans le calcul d’itinéraire) et propose un équipement plus fourni (régulateur de vitesse actif ACC avec un mode de pilotage automatique dans les embouteillages, caméra de recul, système Park Assist qui gère automatiquement le stationnement). Mais, on peut aussi faire une voiture sophistiquée et ne pas oublier pour autant que la plupart des clients se rechargeront sur une prise en 220 volts (en 8 h, 6 h quand on opte pour la wallbox).
Voir le diaporama :

La bonne question est qui vise réellement BMW avec sa nouvelle auto ? Pour le moment, l’engouement sur les réseaux sociaux et les pré-réservations montrent que la marque recrute très largement au-delà de sa cible traditionnelle. Vraisemblablement, le démarrage se fera par les flottes. BMW i prévoit déjà d’introduire des i3 dans son offre d’autopartage DriveNow en Allemagne et en Californie. La clientèle d’entreprise devrait apprécier également ce véhicule au look valorisant, à la fois sportif et responsable.
BMW, qui ne prévoit pas de location de batterie, propose sa i3 à partir de 27 990 € (bonus déduit) et en location à partir de 470 € par mois sans apport et entretien compris.

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