Les 24 H du Mans seront l’occasion pour la marque allemande de faire la démonstration de sa supériorité technique.

Audi est prêt. La marque allemande, qui n’aura pas Peugeot en face mais le japonais Toyota, a une grande chance de s’imposer une nouvelle fois dans la Sarthe. Ce serait alors la onzième fois. La marque aux anneaux a déjà gagné en 2001 avec un moteur à injection directe essence (TFSI) et un turbo diesel (TDI) en 2006, avec en prime un diesel avec turbo à géométrie variable (2010). S’imposer pour la première fois au Mans avec un moteur hybride diesel serait évidemment une consécration pour la filiale du groupe Volkswagen.

Pour l’édition 2012 des 24 H, la marque aux anneaux a choisi une configuration originale avec un volant d’inertie, fourni par Williams (une division de l’écurie de F1 qui capitalise sur son expertise du fameux KERS. Cet équipement permet, comme sur une dynamo, de stocker de l’énergie au freinage. Le courant est alors répercuté par un générateur (d’origine Bosch et dont la puissance est de 2 fois 75 kW) sur le train avant à la réaccélération, à partir de 120 km/h. Jusqu’à 500 kilojoules sont ainsi réutilisés.

Quand le volant d’inertie redonne de l’énergie sur les roues avant et que le moteur V6 diesel anime les roues arrière, la R18 e-tron Quattro devient donc ponctuellement une auto à 4 roues motrices.

Signalons également que cette auto embarque des batteries lithium-ion.

Au-delà de l’hybride, qui fait partie des options pour le futur (le constructeur propose déjà des hybrides essence et va introduire un hybride plug in en 2014), la compétition permet également de mettre en évidence les bienfaits de la construction allégée. Le savoir faire Audi Ultra s’applique d’ailleurs à la série (80 kg de moins sur la nouvelle A3). De même, on peut noter un transfert de la piste à la route, en ce qui concerne les feux Full LED.

Le système le plus surprenant est le rétroviseur numérique que la marque a développé pour ses pilotes. Ils ont à leur disposition un écran OLED (diodes électroluminescentes organiques) à matrice active. Cet écran à haute résolution affiche l’image que renvoie une petite caméra intégrée à l’arrière de la voiture.

Selon Audi, le système se montre efficace par tous les temps et aussi bien de jour que de nuit. Songez que ce super rétro numérique fonctionne jusqu’à 330 km/h et que, si un concurrent arrive derrière avec ses phares allumés, le pilote ne sera pas ébloui, grâce à un traitement du signal. Le rétro central peut aussi afficher bien d’autres informations comme le rapport engagé, l’état des pneus ou encore des témoins d’alerte.

Développé pour la course, ce système pourrait arriver sur des véhicules de série à terme. Il a d’ailleurs d’abord testé sur route sur une R8 par des pilotes maison.

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