Voilà l’enseignement du salon de Genève. La seule solution pour faire adopter massivement les voitures propres est de descendre en prix. Et le seuil idéal semble être celui de 15 000 euros.

Quels sont les véhicules qui s’en approchent ?

Commençons par la Toyota Yaris HSD. Le plus abordable des modèles hybrides de la marque japonaise sera équivalent en prix, voire inférieur, à celui de modèles diesels concurrents. Et à ce tarif là (15 000 euros donc a priori, bonus de 2000 € déduit), la Yaris hybride (« made in France » qui plus est) en donne pour son argent : 100 ch et 79 g de CO2 par km, avec une consommation qui oscille de 3,7 à 3,9 L/100 km. Pour parvenir à une telle équation, le constructeur japonais a monté sous le capot un moteur 1,5 L de 74 ch (dérivé de la Prius 3 et plus léger de 16,5 kg), associé à un moteur électrique de 45 kW (61 ch) et avec des batteries Nickel Métal Hydrure. Le système hybride HSD a subi une réduction de taille, afin de pouvoir loger dans la Yaris. Il a aussi été optimisé, afin de solliciter le moins possible la mécanique. Par rapport à la concurrence, et notamment la Honda Jazz (16 950 €), la technologie de Toyota permet de rouler plus longtemps en mode tout électrique (jusqu’à 60 % du temps en milieu urbain).

Ce prix est aussi celui de la Zoé (à partir de 15 700 euros, bonus de 5000 € déduit) pour la la version d’entrée Zoé Life, fortement équipée de série avec la tablette multimédia intégrée Renault R-Link, le chargeur Caméléon (un chargeur compatible avec toutes les bornes et toutes les prises) et la climatisation régulée. Les deux versions haut de gamme, Zoé Zen et Zoé Intens sont au prix de 17 500 € TTC (bonus déduit). Le 4ème modèle de la gamme Renault ZE peut séduire une plus large clientèle en raison de son prix attractif, mais aussi par son design et par ses innovations (optimisation de l’autonomie jusqu’à 210 km cycle normalisé, freinage récupératif performant, pneus Energy EV de Michelin, générateur de son ZE Voice pour les piétons, services connectés à bord). Mais, il ne faut pas oublier que comme sur les autres modèles de la gamme Renault ZE, la batterie est proposée à part, avec un loyer mensuel à partir de 79 € TTC pour un forfait de 12 500 km annuel sur 36 mois.

15 000 euros, c’est aussi le prix de la Mia. Mia Electric va en effet introduire une offre avec location de batteries, en avril prochain. Ainsi, le nouveau prix d’entrée de la Mia (version blanche – 3 places – batterie 8 kWh) sera de 15 828 € TTC, avec une mensualité de 49 € TTC pour la location de batterie.

On notera au passage que Citroën s’en rapproche. La C-Zéro descend en effet à 16 300 euros TTC, (voire 11 300 euros en Alsace, où un bonus supplémentaire de 5000 euros est prévu pour les 500 premiers acheteurs d’un véhicule électrique), grâce à la location de batteries. La marque aux chevrons propose un abonnement pour 24 à 48 mois (ou plus) et pour un forfait de 10 000 à 20 000 km par an, pour des tarifs compris entre 80 et 140 euros TTC par mois.

Avec un tarif deux fois inférieur à la Leaf (dont les ventes sont d’ailleurs au ralenti malgré les indéniables qualités de cette auto), et trois fois moins cher que l’Opel Ampera (44 500 €), il n’est pas très difficile de deviner vers quels modèles va s’orienter la demande.

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