Le patron de Renault et de Nissan ne se laisse pas intimider par les faibles scores de vente de VE. Il a redit à New York pourquoi il avait toujours de grandes ambitions pour la Leaf et les futurs produits. Voici ce qu’il a dit en petit comité.

Sur les prévisions (1,5 million de véhicules en 2016 et 10 % du marché en 2020) : « J’y crois plus que jamais. Il n’y a pas d’innovation sans rupture ». Carlos Ghosn explique que l’intérêt des gouvernements est de soutenir le véhicule électrique pour réduire la dépendance du pétrole. Les USA dépensent 300 milliards de $ pour importer du pétrole et la France 25 milliards.

 Les faibles ventes aux USA : les importations du Japon sont volontairement limitées à 400 par mois, en raison de la différence entre le dollar et le yen. Au moment de prendre la décision de vendre la Leaf en Amérique, un dollar valait 110 yens. Aujourd’hui, le rapport est de 1 pour 82. Nissan attend donc le démarrage en août de la production de la Leaf à Smyrne, dans le Tennessee pour être de nouveau compétitif.

Le retour d’expérience : selon le Nissan Data Center qui suit les 25 000 Leaf connectées depuis le Japon, les conducteurs parcourent 40 km par jour et rechargent pendant deux heures par jour. L’autonomie est donc suffisante pour Nissan.

Le risque en cas d’échec : « Nous avons investi plus de 5 milliards d’euros sur l’électrique. Mais, chaque année, nous en dépensons 9. Cette somme ne représente que la moitié de nos investissements annuels ».

L’intérêt des alliances : elles permettent de partager les coûts, d’échanger les technologies (essence, diesel, hybride, électrique, pile à combustible) et d’être présent sur tous les marchés. Nissan rappelle que 50 % du coût final d’un véhicule dépend de l’apport des fournisseurs.

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